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08/09/2006

Les escholiers


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L’auteur masqué (27)

Ce texte est tiré des premières pages de l'extraordinaire nouvelle de Nicolas Gogol, intitulée Vij, du nom du chef des gnomes russes dont les paupières sont si lourdement plombées qu'elles tombent jusque par terre. Cherchez la ressemblance avec ceux qui s'aveuglent. En attendant, personne n'a identifié Gogol dont le style se reconnaît pourtant à 33 verstes, même en traduction (ici, dans la Petite Bibliothèque Ombres, de Louise Viardot).

« Dès que la cloche du séminaire, qui était pendue à la porte du couvent des frères, à K., se mettait en branle, on voyait arriver de toutes les parties de la ville des groupes d’écoliers. Les grammairiens, les rhétoriciens, les philosophes et les théologiens se rendaient aux classes avec leurs cahiers sous le bras.
Les grammairiens étaient encore des enfants; en marchant, ils se poussaient les uns les autres, et se disaient des injures d’une voix de fausset. Ils avaient presque tous des habits sales et déchirés, et leurs poches étaient toujours remplies de mille brimborions, tels qu’osselets, sifflets de plume, croûtes de pâtés, et jusqu'à des jeunes moineaux auxquels il arrivait de pépier dans le silence de la classe, ce qui attirait quelque fois sur leur possesseur des coups de férule ou même une bonne cinglée de verges en cerisier. Les rhétoriciens marchaient avec plus de gravité; leurs habits avaient moins d’accrocs, mais en revanche ils portaient presque toujours sur leurs visages quelques ornements dans le style des figures de rhétorique, un œil au beurre noir ou une lèvre toute boursouflée. Ceux-là devisaient entre eux et juraient d’une voix de ténor.
Les philosophes et les théologiens parlaient une octave plus bas, et n’avaient rien dans leurs poches que des brins de tabac noir. Ils ne faisaient jamais de provisions, car ils dévoraient dans l’instant tout ce qui leur tombait sous la main. Ils sentaient tous la pipe et l’eau-de-vie, et de si loin que plus d’un artisan, allant à sa besogne, s’arrêtait et flairait longtemps l’air comme un limier. »

05:55 Publié dans Jeu Papou | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Littérature

08/07/2006

L’enfant et la rivière

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L’auteur démasqué (26)

Ce poème est tiré de La fable du monde de Jules Supervielle, ainsi que l'a trouvé Lamkyre qui en sera dûment récompensé(e) selon les règles non écrites du Jeu papou.

 



De sa rive l’enfance
Nous regarde couler :
« Quelle est cette rivière
Où mes pieds sont mouillés,
Ces barques agrandies,
Ces reflets dévoilés,
Cette confusion
Où je me reconnais,
Quelle est cette façon
D’être et d’avoir été ? »

Et moi qui ne peux pas répondre
Je me fais songe pour passer aux pieds d’une ombre.

13:15 Publié dans Jeu Papou | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Littérature, poésie

06/07/2006

Vus du ciel

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L’auteur démasqué (25)

Ce fragment de prose est tiré de Débat dans l'azur de Léon-Paul Fargue, auteur injustement oublié du Piéton de Paris. Je l'ai tiré du recueil de Vulturne, réuni à Epaisseurs  dans la collection Poésie de Gallimard. Lisez donc Chanson du plus léger que la mort: "Nous sommes les hommes sans murailles ! Nous montons en choeur dans la musique !" Tonique ! Et compliment à Tristan S. à V. qui sait que lire Léon-Paul Fargue n'oblige pas forcément à lire Nicolas Fargues...

Hachure !
Est-ce que tu n’en as pas assez d’être une hachure entre les hachures ?
Homme !
Tu n’en as donc pas ton soûl d’être un homme parmi les hommes ?
Grouillis des poux de mer sur la plage des rues.
Bâtonnets sautant à cloche-pied, vers de pierre, jeux de jonchet en délire, aïe donc, les dragons chargent sur la chair en filoselle, les chapeaux, les gants, les cannes, les sacs endormis dans le blanc d’œil, goitres assommés, crapauds en deuil, accordéons éculés face au ciel !
Monte un peu. Suis-moi. Colle donc, nom de Dieu ! Là, te voilà bien avancé, maintenant. Crois-tu que c’est beau à voir de là-haut ? Crois-tu que c’est grand’chose ?
Ah ! vous n’alliez pas loin, les hommes.
Vois-tu de là-haut comment ça rampe ?
Comprends-tu, maintenant, comment ça foisonne ?
Alors, pourquoi tant d’histoires ?

11:10 Publié dans Jeu Papou | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : Littérature

04/07/2006

L’ennui d’écrire


medium_Renard.jpgL’auteur démasqué (23)


L'auteur de cet extrait, identifié par Bona Mangangu, est Jules Renard, dans son roman L'écornifleur. Un régal de vacherie placide. Dans le même genre, on lira le portrait d'Eloi, homme de lettres, dans le recueil de Nos frères farouches. Jules Renard est trop souvent réduit à Poil de carotte ou à ses croquis animaliers. C'est très bien. Mais son Journal est une mine de notations acides et de croquis plus tendres. Un tout grand "petit maître" à lire et relire

« Que c’est embêtant d’écrire !
Passe d’écrire des vers ! On peut n’en écrire qu’un à la fois. Ils se retrouvent, et à la fin du mois on joint les bouts. Et puis il y a la rime qui sert de crochet pour tirer, hisse ! hisse ! jusqu’à ce que le vers se rende, se détache.
Passe même d’écrire une petite nouvelle. C’est court comme une visite de jour de l’an. Bonjour, bonsoir, à des gens qu’on déteste ou qu’on méprise. La nouvelle est la poignée de mains banale de l’homme de lettres aux créatures de son esprit. Elle s’oublie comme une relation d’omnibus.
Mais c’est un roman ! un roman complet avec des personnages qui ne meurent pas trop vite.
Mes jeunes confrères me l’ont dit : « Tu réussis les petites machines, mais ne t’attaque jamais é une grosse affaire. Tu manques d’haleine. »
J’en conviens, j’ai besoin de souffler à la troisième page, de prendre l’air, de faire une saison de paresse ; et quand je retourne à mes bonshommes, j’ai peur, comme si je devais renouer avec une maîtresse devenue grand-mère pendant mon absence, comme si j’allais traîner des morts sur une route qui monte ».

21:55 Publié dans Jeu Papou | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : Littérature

21/06/2006

Le dernier adieu

medium_Roud0001.JPGL’Auteur démasqué (22)

Cet extrait est tiré de Requiem de Gustave Roud, que personne n'a identifié.

Non pas cette neige d’une nuit sous le pâle soleil rose, ou le regard au lacs de mille signes déchiffre avec ennui les feintes, les chasses, les famines de tant de bêtes glacées ! Qu’ai-je à faire de ces traces trop pareilles à celles des hommes ? Elles s’en vont toutes vers la tanière et vers le sang.
La neige a d’autres signes. Son épaule la plus pure, des oiseaux parfois la blessent d’un seul battement de plume. Je tremble devant ce sceau d’un autre monde. Ecoute-moi. Ma solitude est parfaite et pure comme la neige. Blesse-la des mêmes blessures. Un battement de cœur, une ombre, et ce regard fermé se rouvrira peut-être sur ton ailleurs (…)

Mais tu sais bien qu’il n’y a pas de repos.

Est-ce que tu te souviens encore ? Les pauses miséricordieuses parfois qui venaient rompre cette obsession de l’éternité, les musiques, les visages et soudain, sur le sable même de la rive absolue, le dernier adieu du temps… La lumière change comme une voix. Elle n’est plus le témoin sans force d’une agonie. Elle redevient soleil, ce long rayon vivant qui s’agenouille au bord des draps dans un fauve reploiement d’ailes. Tu soulèves une main. Tu lui tends l’inquiète main des mères qu’elles glissent à la nuque de leurs petits garçons hors d’haleine. Il la pose au creux de ses paumes chaleureuses, dore et détend les doigts qu’il r amène à leur repos. Tes mains dorment dans l’ombre. Là-bas la première abeille de l’année frôle une vitre et fuit. Une abeille, un rayon, quel adieu plus léger ?
Mais déjà ton oreille est close et sur ces lèvres scellées, l’absence dessine le lent sourire sans réponse qui ne s’effacera plus.

23:10 Publié dans Jeu Papou | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature

14/06/2006

Le dernier adieu

medium_Masque.4.jpgL’auteur masqué (22)

De quel auteur est cette prose? Celle ou celui qui le découvrira recevra un livre et un numéro gratuit du journal littéraire Le Passe-Muraille.

Non pas cette neige d’une nuit sous le pâle soleil rose, ou le regard au lacs de mille signes déchiffre avec ennui les feintes, les chasses, les famines de tant de bêtes glacées ! Qu’ai-je à faire de ces traces trop pareilles à celles des hommes ? Elles s’en vont toutes vers la tanière et vers le sang.
La neige a d’autres signes. Son épaule la plus pure, des oiseaux parfois la blessent d’un seul battement de plume. Je tremble devant ce sceau d’un autre monde. Ecoute-moi. Ma solitude est parfaite et pure comme la neige. Blesse-la des mêmes blessures. Un battement de cœur, une ombre, et ce regard fermé se rouvrira peut-être sur ton ailleurs (…)

Mais tu sais bien qu’il n’y a pas de repos.

Est-ce que tu te souviens encore ? Les pauses miséricordieuses parfois qui venaient rompre cette obsession de l’éternité, les musiques, les visages et soudain, sur le sable même de la rive absolue, le dernier adieu du temps… La lumière change comme une voix. Elle n’est plus le témoin sans force d’une agonie. Elle redevient soleil, ce long rayon vivant qui s’agenouille au bord des draps dans un fauve reploiement d’ailes. Tu soulèves une main. Tu lui tends l’inquiète main des mères qu’elles glissent à la nuque de leurs petits garçons hors d’haleine. Il la pose au creux de ses paumes chaleureuses, dore et détend les doigts qu’il r amène à leur repos. Tes mains dorment dans l’ombre. Là-bas la première abeille de l’année frôle une vitre et fuit. Une abeille, un rayon, quel adieu plus léger ?
Mais déjà ton oreille est close et sur ces lèvres scellées, l’absence dessine le lent sourire sans réponse qui ne s’effacera plus.

05:30 Publié dans Jeu Papou | Lien permanent | Commentaires (0)

09/06/2006

Les voix de la nuit




L’auteur démasqué (20)


Ces poèmes sont très évidemment tirés de l'oeuvre magnifique du poète grec Constantin Cavafy, ou Cavafis selon les traducteurs... Fred a (enfin) identifié celui-ci pour sauver l'honneur gravement menacé de la tribu papou.

VOIX

Voix sublimes et bien-aimées
De ceux qui sont morts, ou de ceux
Qui sont perdus pour nous comme s’ils étaient morts.

Parfois, elles nous parlent en rêve ;
Parfois, dans la pensée, le cerveau les entend.

Et avec elles résonnent, pour un instant,
Les accents de la première poésie de notre vie –
Comme une musique qui s’éteint, au loin, dans la nuit.


LA VILLE

Tu as dit : « J’irai par une autre terre, j’irai par une autre mer.
Il se trouvera bien une autre ville, meilleure que celle-ci.
Chaque effort que je fais est condamné d’avance ;
et mon cœur – tel un mort- y gît enseveli.
Jusqu’à quand mon esprit va-t-il endurer ce marasme ?
Où que mes yeux se tournent, où que se pose mon regard,
Je vois se profiler ici les noirs décombres de ma vie
dont après tant d’années je ne fais que ruines et gâchis. »

Tu ne trouveras pas d’autres lieux, tu ne trouveras pas d’autres mers.
La ville te suivra partout. Tu traîneras
dans les mêmes rues. Et tu vieilliras dans les mêmes quartiers ;
C’est dans ces mêmes maisons que blanchiront tes cheveux.
Toujours à cette ville tu aboutiras. Et pour ailleurs – n’y compte pas –
il n’y a plus pour toi ni chemin ni navire.
Pas d’autre vie : en la ruinant ici,
dans ce coin perdu, tu l’as gâchée sur toute la terre.

05:00 Publié dans Jeu Papou | Lien permanent | Commentaires (0)

04/06/2006

Haine de la poésie



L’Auteur démasqué (19)

Ce texte est extrait d'une prose du poète Franck Venaille, intitulée Haine de la poésie et datant de 1979. Je l'ai tiré de la monographie, assortie d'une anthologie, que François Boodaert à consacrée à Venaille sous le titre de Je revendique tous les droits, parue à l'enseigne de Jeanmichelplace/poésie en 2005. Personne n'a identifié ce texte d'un poète trop souvent inaperçu quoique des plus remarquables, à (re)découvrir assurément.  

 

« Comme arrachées d’un livre voici des feuilles, des pages, voici la part féminine des mots qui m’entourent. Qui parle ? D’où vient cette voix ? Et qui se cache derrière ce visage ? Je le sais à peine. Ne connais pas son nom. C’est une silhouette, un homme, quelqu’un que l’on rencontre, que l’on croise et sur lequel jamais on ne se retourne : des phrases, comme arrachées à un livre.
On ne sait rien de lui. Simplement je peux vous dire que l’été dernier on le voyait au Café Armandie chaque fin d’après-midi venir s’asseoir à une table de la terrasse où il se reposait. Souvent il portait sa main droite à la hauteur de sa vésicule. Un tic. Peut-être autre chose. A ceux qui s’étonnaient de la fréquence de ce geste il répondait simplement « j’ai mal parce que j’écris ».
Je ne connais pas son nom. Mais je sais qu’il travaille régulièrement à son bureau. Il s’entoure de livres. Il se protège avec des livres. Lorsqu’il va mal il ferme la porte de cette pièce, de ce lieu de fiction, et s’en va dans les rues maudissant l’écriture. Puis il revient. S’installe à sa place et demande pardon : comme arrachées d’un livre.
Un livre. Tenez. Kierkegaard raconte qu’étant enfant il demandait parfois à son père l’autorisation de sortir. Le vieil homme refusait, lui offrait cependant de le prendre par la main et de faire une promenade en parcourant en tous sens le parquet de la pièce. Alors, tout en marchant, le père décrivait – passants, voitures, fruits des étalages – tout ce qu’ils voyaient et saluait ses connaissances. Il semblait à l’enfant qu’au cours de la promenade le monde sortait du néant, que son père était Dieu et lui-même son favori… »

21:30 Publié dans Jeu Papou | Lien permanent | Commentaires (3)

17/05/2006

Le dandy s’encanaille


L’auteur démasqué (18)

L'auteur de cet extrait d'Hécate et ses chiens, paru en 1954 chez Flammarion, est Paul Morand. Joël l'a finalement identifié. Récidiviste notoire... 


« Je m’étais tracé un plan d’inconduite et le suivais pas à pas. Sans précautions je m’enfonçais délibérément et jusqu’au cou dans la bourbe. J’avais fini par savoir fort bien comment m’y prendre, ayant acquis le coup d’œil du vieux renard. Mon endurcissement audacieux me faisait peur. Je n’allais plus à faux. Je jouais serré. J’agissais vite. Je ne restais pas longtemps sur le lieu de mes exploits et passais ailleurs. En des temps records, je savais choisir, séduire, gâter mes proies favorites, les immoler, passer à d’autres bons morceaux.
Je me liai avec ces désoeuvrés cosmopolites qu’on rencontre partout, lords du spleen, usiniers nordiques aux mœurs flottantes comme leurs yachts, dames russes dont la religion seule était orthodoxe. Notre centre d’opération et de ravitaillement se trouvait dans le palais du correspondant de la plus grande agence américaine de presse (lequel devait mourir peu après. Assassiné), un palais de Mille et une Nuit, pavé d’albâtre.
Je tremblais d’y fréquenter, sans pouvoir m’en empêcher. J’avais un goût chaque jour plus profond pour ce que les mauvaises mœurs apportent d’anxiété ; certaines poursuites crapuleuses me laissaient le cœur et l’estomac en suspens, comme le lecteur d’un feuilleton policier. Terrorisé par le scandale possible, je savourais cette angoisse. Déplaisir conscient, plaisir secret. La violence que je faisais à mon naturel honnête était sans doute la forme inversée de cette contrainte chère à tous les réformés. « Enfin, me disais-je, la fantaisie est entrée dans ma vie ! »

09:00 Publié dans Jeu Papou | Lien permanent | Commentaires (11)

Le livre rêvé


L’auteur démasqué (17)

L'auteur de ce passage célébrissime du Temps retrouvé est évidemment Marcel Proust. Didier l'a identifié avant minuit. Récidiviste, il recevra donc deux livres par la petite poste. Il est en revanche exclu des trois tours prochains du jeu papou.

« Que celui qui pourrait écrire un tel livre serait heureux, pensais-je ; quel labeur devant lui ! Pour en donner une idée, c’est aux arts les plus élevés et les plus différents qu’il faudrait emprunter des comparaisons ; car cet écrivain, qui d’ailleurs pour chaque caractère en ferait apparaître les faces opposées pour montrer son volume, devrait préparer son livre minutieusement, avec de perpétuels regroupements de forces, comme une offensive, le supporter comme une fatigue, l’accepter comme une règle, le construire comme une église, le suivre comme un régime, le vaincre comme un obstacle, le conquérir comme une amitié, le suralimenter comme un enfant, le créer comme un monde sans laisser de côté ces mystères qui n’ont probablement leur explication que dans d’autres monde et dont le pressentiment est ce qui nous émeut le plus dans la vie et dans l’art. Et dans ces grands livres-là, il y a des parties qui n’ont eu le temps que d’être esquissées, et qui ne seront sans doute jamais finies, à cause de l’ampleur même du plan de l’architecte. Combien de grandes cathédrales restent inachevées ! On le nourrit, on fortifie ses parties faibles, on le préserve, mais ensuite c’est lui qui grandit, qui désigne notre tombe, la protège contre les rumeurs et quelque temps contre l’oubli. Mais pour en revenir à moi-même, je pensais plus modestement à mon livre, et ce serait même inexact que de dire à ceux qui le liraient, à mes lecteurs. Car ils ne seraient pas, selon moi, mes lecteurs, mais les propres lecteurs d’eux-mêmes, mon livre n’étant qu’un de ces verres grossissants comme ceux que tendait à un client l’opticien de C*** ; mon livre grâce auquel je leur fournirais le moyen de lire en eux-mêmes».


05:30 Publié dans Jeu Papou | Lien permanent | Commentaires (2)