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10/01/2010

Flannery ou le feu de Dieu

 Flannery28.jpg

 

Lecture intégrale de Flannery O’Connor.Traversée des Oeuvres, publiées en un volume dans la collection Quarto, chez Gallimard, avec une préface de Guy Goffette.

Préambule. - C’est dans le métro de Paris, en mai 1974, que j’entendis parler pour la première fois de Flannery O’Connor par mes amis Claude Clergé et Pierre Gripari. Celui-ci, athée déclaré, disait les livres de cette  catholique extrême traversée par le « feu de Dieu ». Or je ne vois pas, trente-cinq ans plus tard, de meilleure formule pour définir l’art de cette prodigieuse nouvelliste, qu’on pourrait situer entre Faulkner et Bernanos, d’une intensité d’observation, de perception et d’expression reliant illico la terre et le ciel comme les  bornes d’une pile cosmique, sans cesser jamais de se montrer d’une attention extrême à la créature humaine, le plus souvent la pire selon nos critères, avec un mélange d’humour et de cruauté, une force expressive et une profondeur de vue, enfin un incomparable regard sur le détail des choses et des êtres, vus sans une once de sentimentalité mais avec un amour total.

 Flannery6.jpgLa Puissance et la grâce

Préface de Guy Goffette

-         Que c’est un titre qui l’a happé pour commencer : Les Braves gens ne courent pas les rues.

-         Qu’il a avalé ce livre après avoir achevé sa corvée de bois de gamin, vite faite.

-         La voix et le monde de Flannery l’ont marqué illico, en son adolescence.

-         Ses personnages lui ont parlé comme s’il les connaissait déjà.

-         « Rien que des malades, des idiots, des lâches, des sans-cœur comme autour de moi, au village et dans les champs. Différents pourtant, avec une démesure, une outrance dans la parole et le geste qui me donnaient envie de crier ».

-         Il a cru d’abord que cette humanité était propre aux Etats-Unis.

-         Puis il a compris que le mal était universel.

-         Tous ces désaxés du cœur, du corps et de l’esprit courent les villes et les campagnes de partout, et qui peut se targuer, qui, de n’en pas avoir un petit grain caché dans ses poches ? »

-         Dès sa première approche, GG est frappé par la puissance révélatrice des personnages de Flannery.

-         Figures du Sud profond.

-         Rappelle la présence lancinante de la maladie dans sa vie, et la façon qu’elle a de la sublimer.

-         Jamais elle ne pactisera avec le Mal, dont elle observe cependant les menées avec une sorte de passion joyeuse…

-         « Séparé de Dieu, l’homme marche à la mort sans savoir pourquoi et les théories qu’il s’invente ne le consolent ni ne le justifient ».

-         Flannery ne juge pas ceux qu’elle observe implacablement. Elle laisse  toujours sa chance à une ultime grâce…

-         Chaque être porte sa croix et sa part de mystère.

-         Elle s’adresse à tous sans considérations de confessions parce que « rien ne fait se lever les yeux comme la chute de l’homme ».

-         La joie de vivre de Flannery est plus forte que ses plus noirs constats.

-         Gg Note qu’il a lu et relu Les braves gens 12 fois, et coché ses lectures comme autant de crans sur la crosse d’un revolver…

-         « Je n’en suis toujours pas revenu »…

 

        Flannery.gifSa vie, son œuvre

 

 

-         Née le 25 mars 1925 à Savannah.

-         Fille unique de Regina Cline et d’Edward Francis O’Connor.

-         Des Irlandais du Sud, descendants d’émigrants, cathos fervents.

-         Le père d’abord lieutenant d’infanterie, puis entrepreneur.

-         Petite fille elle passe ses étés à Milledgeville. Nombreuses famille. Douée pour le dessin et la poésie.

-         Très forte relation avec son père.

-         Passionnée par la volaille.

-         Enseigne la marche arrière à un poulet.

-         Filmé par le PathéJournal…

-         Pet ite fille très volontaire.

-         Prête à « couper des têtes ».

-         On la retrouvera dans plusieurs nouvelles, dont Vue sur les bois et Les Temples du St Esprit.

-         Son père subit les effets de la crise.

-         À l’école des sœurs, les anges la rebutent, surtout son ange gardien qu’elle rêve de mettre K.O.

-         Sa lecture préférée est celle des  Contes comiques d’Edgar Poe.

-         Son père, écrivain empêché, souffre d’un lupus inguérissable.

-         Il meurt en 1941, elle a seize ans.

-         Elle a commencé à réaliser des bandes dessinées.

-         Elle écrit dans Corinthian, la revue de l’université.

-         Sera rédactrice en chef en 1945.

-         Se dit intégrationniste depuis qu’elle a entendu un chef de train injurier des noirs.

-         Son catholicisme ardent la distingue des autres étudiants et des écrivains qu’elle fréquente en ateliers.

-         Adopte les thèses de la Nouvelle Critique, qui font retour au texte contre les approches politico-sociologiques.

-         Elle lit beaucoup, appréciant surtout Conrad et Henry James.

-         En 1946 paraît sa première nouvelle en revue, Le Géranium.

-         En décembre elle entreprend la composition de son premier roman.

-         En 1947, sa mère hérite de la propriété familiale d’Andalusia.

-         Participe à de nombreux ateliers d’écriture et sollicite un agent littéraire.

-         Dit qu’elle doit écrire pour savoir ce qu’elle fait…

-         L’éditeur Robert Giroux pressent déjà un grand écrivain.

-         Elle pratique le work in progress avec constance et intensité.

-         Atteinte elle aussi du lupus érythémateux, elle subit une première opération en 1951.

-         Elle achève Wise Blood en 1951 et l’envoie à Giroux.

-         Evelyn Waugh en est très impressionné.

-         L’accueil du livre est en revanche moyen.

-         Mal compris même quand il est loué.

-         Elle continue d’écrire un tas de nouvelles.

-         Dont Robert Giroux raffole.

-         Elle-même les adore !

-         En 1952, le traducteur de Faulkner, Maurice-Edgar Coindreau, s’intéresse à Wise Blood, qu’il traduire.

-         Cela accentue l’intérêt des Américains.

-         Elle enchaîne trois recueils de nouvelles et un nouveau roman.

-         Sa renommée s’accroît.

-         Son état de santé ne cesse de se détériorer.

-          En juillet 1964, elle est consciente de vivre ses derniers jours.

-         Elle écrit à une amie : « Cette sauterelle en cage que vous m’avez donnée me fait tant penser aux pauvres gens de couleur enfermés en prison que je l’ai délivrée pour la donner à manger à un canard. Je suis sûre que vous comprenez »…

-         Elle meurt le 3 août 1964. Repose auprès de son père, au cimetière de Milledgeville.

 

      Flannery12.jpg La Sagesse dans le sang. Roman, 1952.

-   Dédié à Régine, sa mère.

- Hazel Motes apparaît dans un train. Un jeune homme a l'air inquiet, sombre.

- L'air de chercher quelque chose.

- Une grosse femme en face de lui, curieuse, voire inquisitrice.

- Lui tout de suite revêche, voire rigue.

- On lui donne dans les vingt ans, mais son grand chapeau le vieillit.

- L'air d'un pasteur.

- La bonne femme s'appelle Hitchcock.

- Il a  un sac de soldat. Fxe le couchettiste.

- Hitch remarque ses yeux: Ils étaient couleur pelude de noix", puis "les orbites étaient si profondes qu'elles semblaient mener quelque part"...

- Il a une voix nasale au registre aigu, typique du Tennessee...

- Dit et répète qu'il va à Taulkinham.

- Dit qu'il n'y connaît personne et va y faire des choses qu'il n'a jamais faites...

- Suit une idée fixe. Rembarre la bonne dame que ses enfants appellent "mamanpoupée".

- "J'suppose que vous vous croyez rachetée", crache-t-il...

- Et elle de dire que oui: que "la vie est une inspiration"...

- On se rend au wagon-restau.

- Elle parle à tous de ses petites misères.

- Il trouve une place à la table de trois jeunes filles, vêtues comme des perroquets.

- Agresse celle qui lui souffle sa fumée au nez.

- Lui dit que si elle se croit sauvée ça ne lui donne pas envie, à lui, de l'être.

- L'arrière- toile s'étoffe. Il revient de quatre ans de guerre, où il a été blessé.

- Huston fait croire qu'il a été émasculé, mais c'est une invention.

- Un terrifiant emmerdeur.

- Sommeille ensuite et se rappelle son grand-père.

- Un vieillard "coléreux comme une guêpe qui avait parcouru trois comtés avec Jésus dans sa cervelle en guise d'aiguillon".

Flannery26.jpg- Le vieux l'a désigné comme un élu tout en le piétinant.

- Ne pense qu'à rentrer à Eastroad, Tennessee.

-Où il arrive pour retrouver le squelette de sa maison.

- Retrouve la commode de noyer de sa mère.

- Dépose une note dans chaque tiroir: "Cette commode appartient à Hazel Motes".

- Pour rassurer sa mère dans son cercueil.

- Il avait seize ans quand elle est morte.

- Il l'a guignée par les fentes du cercueil.

- Il en a gardé la terreur d'être enfermé là-dedans. (p.74)

- Il évoque Jésus devant le couchettitste.

- Qui lui répond qu'il y a longtemps que Jésus n'y est plus.

 

Flannery13.gifChapitre II

- Le lendemain il se rend à la ville.

- Ne sait où loger à Taulkinham.

- Sur un mur de chiottes, avise une annonce pour "le lit le plus accueillant de la ville", au nom de Leora Watts. La pute qui fait dir e au chauffeur de taxi, le prenant pour un pasteur: "Vous êtes devenus si fous qu'vous croyez plus en rien".À À

- À la fenêtre de la maison de la pute, voit d'abord un genou blanc.

- Lui dit qu'il vient pour "le truc habituel".

- "Ses sens étaient excités à l'extrême"...

Chapitre III

- Le lendemain il se promène en ville.

"Personne ne faisait attention au ciel à Taulkinham:"

- Il s'arrête au près d'un camelot, qui vend des éplucheurs de patates.

Flannery14.jpg- Apparaît le jeune Enoch à la figure de renard.

- Et e grand aveugle cadavéreux à l'air de mandrill grimaçant, suivi de la peune fille.

- Les deux distrubuent des prospectus.

Le camelot les engueule pour concurrence.

- Un attroupement vociférent d'où fusent des "salauds d'étrangers !" ou "bandes de communistes !".

- A relever le développment à la fois chorégraphique et cinématographique de la mise en scène.

- Enoch dit qu'il a 18 ans et qu'il travaille au jardin zoologique. Raconte son expérience dans un groupe évangéliste. Se dit seul et en quête d'un ami.

- Hazel n'en a que faire.

- Remarque que Hazel ne rit jamais.

- Hazel poursuit l'aveugle et la jeune fille.

 - L'aveugle lui dit que son haleine pue le péché.

- Flash back sur une histoire de fête foraine où fut exhibée une pute.

- Son père gueulait dans le public,

- De retour vers sa mère, s'est senti très coupable.

- Le regard de sa mère évoque celui de Yahweh dans la Bible.

- Il s'est puni en remplissant ses chaussures de cailloux...,

 

Chapitre IV

- Hazel cherche une voiture à bas prix. Ladite voiture jouera un rôle important...

- Se flatte d'avoir fait du chemin depuis qu'il croyait en quelque chose.

Enoch prétend que son père le scieur de long a exactement la dégaine de Jésus.

- N'a jamais connu sa mère.

La jeune fille raconte la terrifiante histoire du bébé pendu dans la cheminée (p.88).

Cette enfant n'est pas si enfant que ça... dans le film c'est carrément une jeune miss...

Quand Hawks évoque les péchés de Hazel, celui dit qu'il n'y croit pas.

- Affirme qu'il va précher l'Eflise sans Jésus crucifié.

Enoch lui colle aux basques  en lui racontant son histoire.

Se retrouvent ensuite àé la porte de la pure. Ce qu'Enoch prend mal, comme s'il était jaloux. Etrange personnage...

- Prétend que c'est lui qui a la sagesse dans le sang.

- Hazel lui jette un paquet de prospectus à la figure.

 

Chapitre V

- Avec Enoch au City Forest Park.

- Où Enoch est employé.

- Il doit lui montrer quelque chose.

- Le jeune homme mate les femmes de la piscine. Mal vu.

- Mate aussi les singes.

- Une espèce de magie obscure plombe la scène.

- Magie à caractère érotique.

- Enoch emmène Hazel au Museum.

- L'amène devant le cercueil de l'homme réduit.

- Pas seulement la têet comme les jivaros mais tout le corps, par des Arabes...

- Passage le plus énigmatique du roman (pp. 114-115).

Chapitre VI

- Hazel retrouve la trace de l'aveugle.

- Loue une chambre dans la même maison.

- Se met à prêcher devant un cinéma.

- "Jésus était un menteur, ya qu'ça de vrai".

Il va trouver Hawks, qui le chasse.

On constate ensuite que l'aveugle ne l'est pas...

- Hawks insulte lui aussi Dieu et Jésus.

- Sa fille dit qu'elle veut Hazel.

- Celui-ci s'impatiente de la "déshonorer".

- Pour en remontrer à Hawks.

- S'achète un nouveauu chapeau.

- Aussi affreux que l'ancien.

- Hawks révèle à Hazel comment il s'est aveuglé.

- Hazel découvre la vérité sur d'anciennes coupures de journaux. (p.122)

- Il y a de la forme de la parabole dans ces séquences. Où la voiture joue aussi son rôle...

- Que signifie donc ce nom de Dieu de nom de Dieu, se demande-t-on à tout moment...

 

Chapitre VII

- Le lendemain, ayant récupéré sa voiture, il décovre soudain la jeune fille à l'arrière.

- Elle lui dit s'appelker Sabbath.

- Prétend être une b'atarde de Hawks.

- Hazel le prend tout de suite mal.

- Elle lui dit qu'elle veut "l'sauver", vu qu'elle a Jésus dans son coeur.

- Puis elle compare la voiture à "du miel"...

 

Chapitre VIII

- Où il est question du sang d'Enoch.

- "Son sang était la partie la plus sensible de lui-même"...

- Et son sang écrit le mot "damnation" dans son corps.

- Une espèce de savoir obscur qui le dépasse.

- Flannery affirme apprécier les contes comiques de Poe plus que tout.

 

Chapitre IX 

- Hazel harcèle Hawks qui le rembarre chaque fois.

- Comme une histoire d'ombres qui se courent après.

- Comme des aspirants disciples prressés de se damner.

- Il est question de ce disciple d'un soir que Hazel a emmené chez la pute.

- Et qui s'en repent après avoir pris son plaisir, au contraire de Hazel.

- Hazel ne croit pas au péché.

- Tandis que son disciple, catholique fervent, y croit et y retournera vite fait.

- Apparaît ensuite LE disciple.

- Que Hazel va tout de suite détester.

- Un certain Onnie Jay Holy, comme il se fait appeler.

 - Qui entend monnayer la nouvelle Eglise.

- Ce à quoi Hazel s'oppose.

- Le malin lui dit qu'il faut pas sortir de la religion pour réussir dans la religion.

- Onnie lui avoue s'appeler Hoover Shoats.

- Hazel le chasse violemment.

- Puis il va fracturer la porte de Hawks.

- Qui le surprend et le chasse.

- Comme un maître occulte qui rejette son disciple...

 

Chapitre X

- Affirme que la vérité n'existe pas.

- Que la conscience c'est de la blague.

- Puis il avise un nouveaui prêcheur sur la rue, coaché par Shoats. Son sosie !

- Une bonne dame les prend pour de sjumeaux. Il en est furieux.

- Retrouve ensuite Sabbath. Qui lui dit que Hawks, pur escroc, a fichu le camp.

 

Chapitre XI

- Apparaît un type déguisé en Hazel, qui n'est autre qu'Enoch.

- Se rend chez Hazel avec un étrange colis, qui n'est autre que l'homme séché et rétréci, son "nouveau Jésus" qu'il veut remettre à Hazel pour le compromettre.

- Se retrouve ensuite dans la queu des enfants qui viennent serrer la patte au gorille.

- Ce sera la main qu'il serre dans cette ville maudite.

- En se présentant au gorille, celui-ci, un homme déguisé, lui dit d'aller se faire foutre...

 

Chapitre XII

- Enoch espère des avantages du nouveau Jésus.

- "Il voullait être le jeune homme d'avenir tel qu'on le voit dans les publicités de conpagnies d'assurances".

Puis il se fabrique une espèce de sceptre-matraque au moyen d'un parapluie déchiqueté.

Plus tard il revient au camion du gorile, dans lequel il s'introduit.

Le lendemain, il en sort en rase campagne et disparaît avec le costume de gorille.

- Il le revêt après avoir enterré ses vêtements.

- Change de peau, littéralement.

- Devenu gorille il va encore terrifier deux jeunes amoureux avant de filer dans la nature.

- Le grotesque tient la coup. On y croit.

Chapitre XIII

Le Prophète de remplacement engagé par Hoover Shoats est sans malice, et tuberculeux.

Ce sera son gagne-pain.

- Prêchant sur la rue, au lieu habituel de Hazel, il ne voit pas que celui-ci l'épie.

- Et le suit ensuite en voiture.

- Et le force à s'arrêter. Et l'agresse. Le force à sortir de la voiture.

- Et lui fonce dessus. Le force à se déshabiller. Le poursuit toujours. Et l'écrase à mort.

Le pauvre type demande pardon et à Jésus et se saignant sur la route...

- C'est d'une violence qui ne se ressent même pas, tant elle se passe sans effet.

- Le lendemain, comme si de rien n'était, Hazel veut partir en voyage.

- Il passe d'abord, où le jeune mécano lui dit que son Essex ne vaut plus un clou.

- Puis il est arrêté par un policier.

- Qui finit par fracasser ce qui reste de la voiture.

- Après quoi Hazel achète de la chaux vive et rentre chez lui afin de s'aveugler, coimme il le dit à sa logeuse.

- Et il le fait. (p.176).

 

   Chapitre XIV

- La logeuse ne comprend pas qu'il ait fait ça, alors qu'il est encore jeune et que la vie a du bon.

- L'aveugle restera là. Elle voudrait le comprendre, peut-être l'aider.

- Mais elle a de la peine à se faire à cette espèce de mort-vivant sinistre aux "horreurs" à la place des yeux.

- Elle constate que ses chaussures sont pleines de cailloux.

- "Pour payer", explique-t-il.

- Il dit aussi: "Si vos yeux n'ont pa sde fond, ils peuvent voir davantage"... (p.183)

- Elle choisit de s'occuper de lui, ce qu'il ne veut pas.

- Elle le surprend avec trois rangs de fil de fer barbelé autour du torse, sous sa chemise.

- Elle troiuve ça pas bien. Lui propose de l'épouser.

- Alors il s'en va et disparaît, malgé ses jérémiades.

- Comme il fait mauvais temps et que c'est l'hiver, il n'ira pas loin.

- Les flics le retrouvent dans un fossé, à moitié mort.

- Ils le ramassent et il crève pendant le transport.

- Elle lui dit: "J'savais bien que vous revienriez".

- Et c'est la fin de cet étrange et fascinant roman.

- Que je dirais bonnement: envoûtant. Et crypté comme l'était Monsieur Ouine de Bernanos.

- En plus violent et riche d'innombrables composantes sociales, psychologiques et spirituelles.

- À reprendre et reprendre et décrypter.

 

Le Malin, de John Huston. Fim tiré de Wise Blood, en 1979.

- Contre toute attente, le film de John Huston est plutôt réussi.

- Nettement plus compréhensible, à vrai dire, que le roman au premier regard

- Le personage de Hazel est amirablement campé, dans sa fureur hagarde, par Brad Durif, Dans le rôle de Hawks, Harry Dean Stanton est également convaincant, der même que le jeune Enoch roux à tête de renard et John Huston lui-même dans le rôle du grand-père terrible.

- Curieusement, le scénario du film indique que Hazel aurait été blessé à la guerre à une partie "honteuse" de son corps. C'est dit nulle part dans le roman. Est-on censé envisager une impuissance sexuelle chez le jeune homme ? Rien nen est dit par Flannery et le détail n'ajoute rien au personnage, plutôt frigide qu'impuissant.

- Le décor du bled du Tennessee dans les années années 50 est formidable.

Le DVD du Malin existant inclut d'excellents suppléments, dont un entretien de John Huston avec Michel Ciment. 

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À suivre: Les braves gens ne courent pas les rues. Nouvelles, 1955.

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