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13/09/2008

Le Cheveu de Vénus

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Le Cheveu de Vénus, lecture annotée

- Cela commence par cette phrase : « Darius et Parysatis avaient deux fils. L’aîné s’appelait Artaxerxès et le cadet Cyrus. »
- Puis cela bifurque aussitôt dans un centre de tri de requérants d’asile, à Zurich, où le narrateur est interprète – drogman.
- Un premier requérant se pointe.
- Qui dit avoir seize ans et avoir été violé.
- Le drogman lit l’Anabase de Xénophon..
- Apparaît Peter Fischer, dit « le maître des destinées »
- Puis c’est un autre requérant. Qui a tout perdu dans le feu et sous les balles des Tchétchènes.
- On lui demande pourquoi il est là.
- Peter est passionné de pêche.
- Le drogman écrit à un certain Nabuchodonosaure.
- On présume que c’est un enfant qu’il appelle l’empereur.
- Le drogman décrit son propre empire, « au nord des Hellènes ».
- Evoque son travail au bureau des réfugiés du ministère de la Défense du Paradis.
- Evoque ensuite la personnalité de Peter, qui ne croit aucun témoignage.
- Evoque un Daphnis réfugié.
- Qui raconte sa vie terrible.
- Mais qu’on a déjà pisté dans son parcours d’affabulateur.
- Avant Peter, Sabine était la responsable du bureau. Qui avait plutôt tendance à croire tous les requérants.
- Un requérant raconte son parcours du Kazakhstan, où il s’est opposé à un trafic avant de se trouver menacé de mort. D’o ?u sa fuite.
- Celui qui a contracté le sida au cours d’une perfusion.
- Celui qui raconte l’histoire de Dracula.
- Le prince qui, pour sauver ses sujets de la misère, les fait brûler vifs.
- Nouvelle lettre à Nabucho. Le drogman lui raconte comment il ramène chez lui toute la misère du monde.
- Plutôt que de discerner la vérité, il se borne à repérer le mensonge.
- Comme il arrondit ses fins de mois à la police, il retrouve souvent ses « clients » admis au poste.
- « Oui, biens sûr, les gens ne sont pas ce qu’ils disent, mais leurs histoires, leurs histoires elle sont vraies ».
- On sent sa lassitude et son désarroi.
- Il retrouve le récit de Cyrus pour se détendre.
- La narration est d’une remarquable densité poétique et humoristique, du côté de Nabokov.
- Le drogman, le matin, se réveille en nage : il a rêvé de Galpetra, sa prof de lycée Galina Petrovna.
- Se rappelle une excursion à Ostankino.
- Sa terreur enfantine à ce souvenir de la dame.
- Dont lui dit alors qu’elle, la vieille fille revêche, était enceinte.
- Visitent le Musées d’art des serfs.
- Evoque son studio dans un immeuble plein de vieux.
- Il loge au rez, où des objets tombent du ciel.
- Se pointe chez une vieille et malodorante Frau Eggli, pour lui rendre un paquet de bulletins de vote. Elle le rembarre.
- La femme du drogman est partie avec un autre et vit avec son fils, dont on conclut que c’est Nabuchodonosaure.
- Suit une question en forme de réponse, de 13 pages, qui décrit la trajectoire du garde du corps d’un journaliste de la télévision dont la voiture a explosé avec lui et son amie.
- Le journaliste avait mis la main sur une mallette contenant « le mal ».
- Les soupçons se portent sur le garde du corps.
- Qui se fait un devoir d’enquêter lui-même et de récupérer la mallette.
- Le drogman devient le « romancier » de cette story policière.
- C’est lui raconte en « vous ».
- Les histoires abracadabrantes s’imbriquent les unes dans les autres, avec celle de l’ex-femme consultant une voyante et d’une chasse à l’homme finissant dans une thurne semblable à celle de la logeuse de Crime et châtiment…
- Dans la foulée apparaît M. Vent de Chesterton et les Sadducéens, le Roudin de Tourgueniev et les derniers flashes de l’actualité.
- De l’importance de la comptine et de la tradition russe du « skaz ».
- Or relançant le récit du garde du corps, le drogman remonte au passé de celui-ci soldat en Afghanistan.
- La génération des « gars de plomb ».
- Le requérant raconte « son » premier mort, un garçon de 12 ans qui avait déjà tué 9 Russes.
- Raconte ensuite sa reconversion en milicien.
- Histoire de Lena. Histoire du paternel, son boss.
- Raconte combien « là-bas », dans le camp où il a croupi, la parole, les mots ont compté pour lui.
- La comptine comme fil conducteur de la vie même.
- Histoire des petits nègres.
- Raconte comment on a voulu faire de lui un mouchard.
- Et comment il a refusé ; comment il en a été puni. Mais ce récit horrible, c’est le drogman qui le donne à sa place.
- Raconte ses deux tentatives de suicide (73-75)
- Au retour du camp, il aimerait offrir un voyage en Egypte à sa mère. Qui refuse.
- Evoque « sa Tania ».
- La femme de sa vie. Qui a déjà un môme d’un autre, suite à un viol.
- C’est le drogman encore qui raconte le calvaire de Tania.
- Evoque le deuxième enfant de Tania, mort dans son ventre.
- Et la vie qui continue.
- Le drogman revient à Cyrus.
- Puis évoque sa vie de jeune écrivain, prof auquel on propose une biographie d’une chanteuse célèbre.
- Il touche un pactole : 300 dollars. Mais la vieille meurt. Et la maison d’édition capote.
- Puis c’est une vieille dame qui parle.
- Fille de médecin au début du XXe siècle.
- Raconte son enfance dans la Russie proche, là encore, de celle de Nabokov.
- Rumeurs de révolution et premiers pogroms.
- Très belles pages.
- Puis on en revient au monde actuel.
- Introduction du thème du Mlyvo, le « monde d’en bas » qu’on présume un monde parallèle, probablement des morts ou des ombres immortelles, dans la mythologie sibérienne (cf. Le Rameau d’or de Frazer).
- On retrouve le personnage de Daphnis, actualisé.
- Le drogman : « Nous devons aller de l’autre côté du temps ».
- Histoire (sordide) de Tatiana et du directeur adjoint. (120).
- Le drogman revient à Cyrus. Sur le cham de bataille.
- Et son interlocuteur poursuit avec le récit de Daphnis, employé dans une boucherie industrielle.
- Histoire de Lycenion la femme-chèvre.
- Thème récurrent des Orotches et des Toungouses.
- Maintenant Chloé est coiffeuse.
- Mais quand Daphnis rejoint enfin Chloé, elle est déjà « en mains ».
- Les récits se ramifient à n’en plus finir, parfois au risque de perdre le lecteur. Mais la narration est magistralement tenue, et l’on comprend qu’on comprendra plus tard ce qui nous échappe…
- A la profusion de la vie s’oppose la mise en ordre du récit, sous ses multiples formes.
- L’histoire de Daphnis et Chloé recyclée nous a emmenés très loin dans l’hier-aujourd’hui, alors que la mort de Cyrus nous ramène au jadis-actuel de l’écrit.
- Le drogman raconte la mort de Cyrus et la punition de Mithridate.
- Puis reprend le récit de l’adolescente lumineuse de Rostov.
- Histoire de la lettre d’amour de la vilaine surveillante. Histoires de lycée. Souvenirs lumineux.
- Le prof de dessin et la prof de français très aimée.
- Amours de jeunes filles. (140)
- Elles en pincent pour l’aviateur Kouznetsov.
- Son frère Sacha se moque de leurs amours de jouvencelles.
- On idolâtre la chanteuse d’opérette Anastasia Vialtseva.
- Une tante évoque la communauté du Monte Verità, à Locarno.
- On lit le journal de Marie Bashkirtseff.
- Tante Olia décrie le puritanisme chrétien.
- La petite est fascinée par cette extravagante fauteuse d’idées nouvelles. (p.150)
- Nouvelle lettre à Nabucho.
- Lui parle de Galpetra.
- Que personne n’aimait.
- Une admiratrice de Janusz Korczak.
- Qui peste quand on lui déclare qu’il était Juif.
- Le drogman écrit de Rome.
- Loge à l’Institut suisse de la Via Ludovisi.
- Se rappelle son premier séjour avec Iseult.
- Belle évocation de la « Rome des corps ».
- On devine qu’il lit Plutarque.
- Les papillons de nuit romains.
- De la cruauté respective des Romains et des Daces.
- Le drogman se rappelle Tristan.
- Le premier compagnon d’Iseult, mort accidentellement.
- Il a lu le journal intime d’Iseult, qui s’adresse à Tristan…
- La jalousie le gagne.
- A Rome où tout est copie d’antique, il se sent copie.
- Va s’efforcer d’arracher Iseult à Tristan. En vain.
- Voudrait lui révéler du neuf sur Rome.
- Mais elle a mal aux pieds.
- Sur quoi l’on revient à Rostov, en 1914,
- La jeune fille est en quête du « véritable amour ».
- Se reproche d’être vilaine, et d’avoir de vilaines mains.
- Mais elle fond dès qu’un garçon la remarque.
- Elle en pince pour Genia.
- Qui l’embrasse.
- Ses parents ne se parlent plus.
- Elle s’identifie à Marie Bashkirtsev.
- Le temps se déploie.
- Le drogman reprend son récit.
- Il continue de violer le secret d’Iseult.
- Nouvelle lettre à Nabucho.
- « Ce gens de lettre met du temps, surtout si on ne l’envoie pas »…
- Iseult fête chaque année la mort de Tristan avec des amis.
- Lors de l’invitation, un type provoque le drogman.
- Lui demande ce que ça fait d’être Russe au lieu d’être Tchétchène ou Suisse.
- Le drogman parle d’une vidéo tchétchène qu’il ne peut pas montrer.
- Le type le presse de la montrer. Et les autres aussi.
- Il la montre. Iseult quitte la pièce. Et les autres la suivent, sauf le type.
- La vidéo est une suite de scènes atroces, dont les Russes sont les victimes.
- Après le départ des invités Iseult lui dit : « Je te hais »…
- Reprise du journal de la jeune fille.
- Qui n’est plus amoureuse de Genia, mais d’Alexeï.
- Puis d’Aliocha. Qui l’entraine dans une troupe de théâtre.
- Elle rêve plutôt d’être cantatrice.
- Mais elle accepte de jouer.
- En septembre 1915, ils montent le Revizor de Gogol.
- Travaillent avec Kostrov, qui a travaillé au Théâtre d’Art.
- Dit sa mère qu’elle veut devenir actrice.
- Sa mère l’humilie en invoquant son physique.
- Novembre 1915, Aliocha va partir au front.
- Le portable du drogman sonne au milieu d’une phrase de la lycéenne…
- C’est un Herr Baumann qui l’appelle depuis Zurich.
- Qui requiert ses services d’interprète.
- Pour annoncer à un jeune Russe que son frère est mort.
- Le drogman traduit.
- Et le type dit : merci, comme si de rien n’était. Rend bien l’insensibilité du fonctionnaire suisse typique…
- La fin de la phrase de la lycéenne vient alors.
- On comprend que c’est le drogman qui en écrit la story.
- La veille du départ d’Aliocha, la jeune fille s’offre à lui.
- Mais « ça » ne marche pas.
- Elle est tout angoissée.
- Aliocha lui raconte le front et lui dit son amour.
- La guerre « pas si terrible » (p.212)
- Le journal alterne les lettres d’Aliocha (récits de guerre) et les notes de la jeune fille.
- Reprise des interrogatoires.
- Un récit qui pastiche la légende de saint Macaire.
- La parole « biblique » répond au formalisme helvétique.
- Le requérant évoque l’armée en Tchétchénie.
- Le bleu confronté aux durs à cuire, dirigés par Le Gris.
- La création du monde selon le Gris (p.228-229)
- De l’univers contenu dans un crachat.
- Entre Question et Réponse, les rôles varient.
- Ce qui reste de chaque témoignage : cela qui compte.
- Que l’homme est fait d’aussi peu de fer que 5 petits clous.
- Suite des souvenirs d’Anatoli le soldat.
- Comment le Gris a été tué.
- Question interroge Réponse sur ses crimes de guerre.
- Question prétexte le fait que le pardon ne se fera pas sans parole.
- Réponse raconte la fuite du déserteur.
- Son récit recoupe celui d’Enoch.
- Comment Dieu a fait le monde pour être aimé.
- Le déserteur va-t-il devenir un nouveau Jonas.
- Niet : on est déjà tous dans la baleine.
- Mais Réponse raconte encore Ninive.
- Puis on retrouve la lycéenne de Rostov.
- Un mois après la mort d’Aliocha.
- On apprend qu’elle s’appelle Bella.
- C’est donc la Bella Dimitrievna dont le drogman était censé écrire la bio : tout se remet en place.
- Elle est félicite par un vieil acteur moscovite célèbre de passage.
- Il lui donne ce qu’Aliocha n’a pas su.
- Elle s’en veut et s’en félicite.
- La chronique de Xénophon recoupe celle des Tchétchènes.
- Déploie la liste des victimes du massacre de Khaïbak.
- Le journal de Bella reprend en 1919.
- Elle joue pour le service de propagande des Blancs.
- Se mêle au milieu théâtral et littéraire.
- Son ami Pavel fait des reportages photo sur la guerre civile.
- Pavel est très amoureux mais elle ne l’est pas.
- Horreurs de la guerre civile.
- Août 1919. Belle retrouve son père.
- Se rappelle la mort de son frère Sacha.
- Le malentendu avec Pavel persiste.
- Son père affirme que la Russie est juste bonne pour être une colonie de l’Allemagne, et que les Russes s’entre-égorgeront entre eux.
- Elle assiste à la pendaison d’un jeune Rouge.
- Retour au drogman.
- Qui lit des vies de saints…
- Se trouve en vacances avec Iseult et son fils à Massa Lubrense, du côté de Capri.
- Se sont donné une dernière chance.
- Et décident de se quitter.
- Le drogman erre la nuit en se demandant comment les gens font pour vivre ensemble.
- Bella reprend son journal en 1924.
- Ecrit pour un certain Serioja.
- Se trouve à Pétersbourg.
- L’année 24 est supposée être l’année de Vénus.
- Cette année-là, les journaux russes ne parlent que de vols et de meurtres… (p.300)
- Se demande ce qu’elle fait sur scène.
- Elle aime rendre les gens heureux « pour un soir ».
- Craint pour sa voix. Son médecin lui prescrit le silence.
- Souffre d’être séparée de Sérioja.
- Adulée et seule.
- Raconte comment on sort des « années terribles ».
- Evoque les pieds des mendiants dans la rue. Une femme sensible et malheureuse.
- Dont le journal n’est plus daté.
- Son administrateur Iossip Epstein la demande en mariage.
- JAMAIS lui répond-elle par écrit.
- Elle se rappelle les pantoufles de la femme de Sérioja.
- Comme un reproche muet à l’Artiste…
- L’histoire de Bella recoupe celle du drogman, par contraste.
- Car Sérioja reste avec sa femme à cause de son fils.
- Alors que le drogman quitte la sienne malgré son fils.
- On retrouve le drogman dans une prison, avec une avocate.
- Celle-ci rêve de traverser la Sibérie.
- Le type de l’oie blanche suisse.
- Le détenu la provoque.
- La traduction ajoute du sel à la scène (p.320-323)
- Le détenu se montre grossier : dit qu’il n’aspire qu’à baiser l’avocate.
- Laquelle appelle le gardien.
- Après la sortie de la prison, il essaie de la rassurer.
- Sur quoi le jeu entre Question et Réponse reprend.
- Un homme et une femme.
- Elle raconte les amants de sa mère.
- Affreuse histoire de la petite Sacha (327).
- Histoire du pull qu’on enfile à l’envers pour revenir à de bonnes dispositions.
- Question rappelle l’épisode des noyaux de cerises qu’ils ont craché ensemble à lafigure du soldat de plâtre. Episode « mémorable » d’une liaison.
- Réponse évoque l’effroi que lui inspirait son corps avant qu’elle ne rencontre Question.
- Question évoque le jeune père langeant son petit garçon sur un piano.
- Réponse évoque le « poids des âme » et ce qui fait la substance « dernière » de la vie, pollen ou « Dieu ».
- Comme un dialogue entre Animus et Anima sur l’amour.
- Réponse : « Nous aussi, nous ne sommes que l’ombre de quelqu’un que nous ne pouvons ni voir, ni entendre, ni concevoir. Notre corps n’est que l’ombre de notre autre vraie existence, tiens, touche mon genou ¨ »
- « L’amour, c’est un mille-pattes spécial, grand comme Dieu, las comme un voyageur en quête d’un refuge et omniprésent comme le pollen».
- La princesse-grenouille travaille au vivarium de l’université, au milieu des souris et des odeurs et des chiens.
- « Et c’était cela la vraie beauté : l’odeur du foin qui piquait, les aboiements jusqu’au ciel, toi pour la première fois en moi et la douleur, le sang et la joie ».
- Parfums entêtants d’un premier amour.
- Scène du nombril masqué (p.330).
- L’amour qui serait à la fois le premier et le dernier.
- Du premier amour qui survit à travers les suivants.
- L’homme qui se retrouve un instant dans la peau de son père.
- La merveilleuse liberté de revenir sur les lieux où l’on a été heureux.
- On revient à Bella en janvier 1926.
- A Paris, avec Iossip. Où tout est palais, jusqu’aux grands magasins.
- « Les vitrines de cravates sont de vrais jardins ».
- Songe à son « petit pois ». La vie en elle.
- Décrits les mondaines soviétiques de Paris.
- L’Artiste et les potiches.
- Compare la chanson française (Mistinguett, Maurice Chevalier, Joséphine Baker) et la romance russe si grave.
- S’ennuie au Louvre. Rêve de Moscou.
- Son « petit papa » lire penseur qui prie en cachette pour son enfant.
- Se rappelle le temps de la révolution. Sinistre vision.
- Le train de Noël 1919 au sapin de fortune.
- L’imprésario qui l’adule pour la sauter.
- On switche sur la Fuite en Egypte.
- Et Samuel Morse l’inventeur de l’alphabet pour « nommer l’indicible »…
- Dévie sur l’histoire de l’âne. Comment « les oreilles remuent l’âne »…
- Délire lyrique contrôlé tout à fait magnifique (pp. 372-385)
- Comme un rêve fou. Superbe traduction itou.
- Quelque part entre Boulgakov et Lobo Antunes.
- « L’homme sourit dans son sommeil ».
- Puis on retrouve Bella.
- Qui roule maintenant en Chrysler dorée comme les huiles du Gouvernement.
- On devine qu’elle a perdu son enfant.
- Rêve de son père.
- Souffre toujours et encore malgré la gloire. « On ne peut jouir véritablement de la vie que si on a connu la souffrance ».
- Quelque chose de balzacien dans le personnage. La femme-saga sentimentale et indestructible.
- Se rappelle le visage de l’ado dans le wagon-prison tandis qu’elle faisait bombance.
- Episode de Nicolas le mouillé.
- Elle a voulu adopter un orphelin.
- Enfin on retrouve Galpétra à Rome.
- Comme dans un rêve.
- Un autre type de femme. L’instite universelle version russe soviétique.
- Le drogman se demande pourquoi les enfants la haïssaient tant alors qu’elle les aimait tant « au fond »,
- Elle plaide pour qu’on aime malgré tout ce « monde filouté ».
- « La vie est partout ».
- Evoque la résurrection des choses.
- Superbe détour par les fresques de Luca Signorelli dans le Dôme d’Orvieto, non loin des putes noires.
- Magnifique pages lyriques et délirantes sur les bords (pp.418-421)
- « Il faut aussi ressusciter le rire à l’usine de caoutchouc quand il fallait arrêter la chaîne »…
- Le premier amour de la petite fille pour le chien de porcelaine.
- De la magie et de son évanouissement.
- L’ultime secret : de l’herbe drue.
- Le cheveu de Vénus.
- Le dieu de la vie.
- Elle évoque le « temple des temples » de Rome.
- On oscille entre Galpétra et Bella dans une grande rêverie-pensée-délire cosmologico-poétique.
- L’herbe me rappelle celle qui repousse sur la tombe d’Oblomov.
- Merveille finale de ce grand livre sans pareil aujourd’hui par sa richesse et sa profondeur, sa tendresse et sa mélancolie, sa traversée du Temps à tous les temps de l’humanité multiple, son intelligence et sa beauté.
 Mikaïl Chichkine. Le Cheveu de Vénus. Traduit du russe par Laure Troubetzkoy. Fayard, 444p.