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  • Mortel Hubris

    MORTEL HUBRIS
    (Ce que me disait Paul Bowles en rêve)
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    « Le manque d’imagination du parvenu le livre à toutes les atteintes de la réalité réelle, et l’épais Donald en Afrique, ce mufle en Chine ou au Japon, ce goujat dans une maison malaise aux pensionnaires stylées est une proie qui s’ignore à l’instant même où il roule ses mécaniques et se prétend le roi de la Party, mais il ne suffit pas de le railler : il vaut la peine  de l’observer « sur le terrain » même s’il ne s’y risque jamais que par webcams interposées : de fait jamais le Président n’a eu d’autres adversaires que les comptables aux ordres des riches et les locataires qu’il a fait exproprier en masse, il suffit de voir les meubles dont il s’entoure au milieu de ses femmes, qui sont d’autres meubles, pour comprendre qu’il ne se considère lui-même qu’en objet de luxe, disons un gode d’or plaqué, et que son délire d’immature gouverne son Hubris à son propre dam. Mais l’essentiel est ailleurs chez cet instable bivalent (souviens-toi qu’il est né sous le signe des Gémeaux, le même jour que Che Guevara), et c’est, je me répète, le manque d’imagination, le manque de projection et de rétrospection, le manque total de réaction de réserve en cas de rapt soudain – il serait tombé aux mains d’un commando de Reguibats - ou d’agression au yatagan, le manque absolu de réflexe face à l’imprévu sagace ou complexe (il ignore tout des feintes du judo et de ce qu’implique la pratique des idéogrammes) qui font de lui cette espèce de chewing gum humain aux prétentions normatives héritées du catéchisme simplifié de ses aïeux luthériens macérés  dans le brouet rance de l’évangélisme.  Le regarder revient à regarder non pas la Force mais son fantasme incarné, le fantôme épais, l’ectoplasme lustré de la Force et ce qu’il bave est la bave même non de la Force mais de l’Hubris, qui en est la face sombre et fatale du Pouvoir perverti…