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  • Vampires

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    À propos de la spéculation sordide de certaines des prétendues victimes de la tragédie de Crans-Montana...
    Après « L’horreur absolue », et pour une fois l’expression n’est pas exagérée, survenue au premier jour de cette année 2026, avec la mort d’une quarantaine de jeune gens brûlés vifs et plus de cent blessés dont nombre de grands brûlés, les retombées de cette tragédie atteignent d’autres sommets, cette fois dans l’abjection et le sordide, avec l’exploitation financière éhontée de l’émotion vécue par les proches des suppliciés, et même des moins proches, pourquoi pas vous et moi si vous et moi nous estimons «quelque part» lésés du point de vue psychique ou émotionnel par ce drame affreux ressenti même « au plan national », marqué par un « formidable élan de solidarité » et autres manifestations d’une compassion sûrement sincère. Mais comment peser la sincérité et tout cela doit-il être payé ?
    Il y a bien des années déjà, un fait à peu près similaire m’avait sidéré, quand il fut révélé qu’aux États-Unis - royaume de l’Avocat vorace – des proches et autres parents de victimes d’accidents d’avions s’étaient portés parties civiles plaignantes réclamant des réparations financières proportionnées à l’émotion et au stress épouvés lors de tel ou tel crash.
    Ce qui ne pouvait mener qu’à des transactions en termes sonnants et trébuchants, exactement comme il en va aujourd’hui des évaluations financières portant non seulement sur la « valeur» virtuelle des victimes et le niveau de compensation exigible auprès des « autorités responsables », mais sur la qualité même de victime, plus extensible à ce qu’il semble que la «qualité » des présumés coupables plus ou moins inculpés…
    D’aucuns s’indignent de savoir que le couple sinistre des propriétaires du Constellation soient, quoique inculpés, toujours en liberté, et peut-être même en train de se « refaire » sur un nouveau projet, au lieu de croupir en prison, mais telle n’est pas mon opinion – sans importance d’ailleurs mais je la dis quand même : que les Moretti méritent la punition la plus grave selon moi, qui est d’apparaître tous les jours, sans coûter rien à la communauté des braves gens que nous sommes, leurs vilains visages exposés à la vue de tous, au crachat légitime des regards, à l’opprobre silencieux et cela jour et nuit si tant est que leur conscience – s’il leur en reste une bribe - les poursuive au tréfonds de leur sommeil. Et cette observation vaut évidemment pour tous les responsables potentiels, connus ou planqués, de la tragédie de Crans-Montana.
    Cela étant, par delà l’établissement des culpabilités, à venir en toute justice espérée, la spéculation actuelle portant sur la qualité de victime et sa rétribution me semble relever d’une abjection d’autant plus profonde, et peut-être plus générale, en cela qu’elle se croit fondée en logique et en termes d’équité calculée, conformément à la logique de tout un Système.
    Quoi de plus normal en effet, dans une société fondée (en partie) sur le profit, que d’entrevoir, eh eh, une possibilité d’y avoir part, même si le fait de n’avoir été que cousine ou parent plus lointain de telle ou telle vraie victime ne vous y autorise pas selon ce qu’on dira le respect humain et la dignité !
    Mais qui parle de dignité à un vampire ?