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  • Barack et l'oiseau bleu

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    (Ce que me disait Annie Dillard en rêve)
     
    « Son drame - il parlait du pauvre Donald -, lui a dit le Président quand il l’a reçue à la Maison-Blanche et qu’ils ont pris le goûter avec Michelle », m’a raconté Annie en s’attardant un peu sur les regrets de Barack, sa curieuse timidité d’auteur en rapport avec ce qu’elle-même avait écrit de la difficulté d’écrire, son humilité et son stoïcisme quand il a abordé les manques , terribles selon lui, de son mandat, qu’il estimait, globalement empêché bien au-delà de ce qu’il avait craint de pire, et revenant à celui qui sans doute lui succéderait: « Son drame et de ne croire qu’à ce que dit son dernier interlocuteur, sans lire même dans ses pensées, ne réagissant qu’à l’instinct et quasiment à la pulsion primale des infos - si sa fille lui dit en frémissant que les femmes iraniennes souffrent, il est prêt à la croire, mais après elle il reçoit un ponte du complexe militaro-industriel qui pèse son son million de dollars et ça lui parle si le type est le dernier a parler - mais combien tout cela paraît prévisible, quoi qu’on en dise, et si nous en revenions plutôt , Annie de mon coeur, à ce qui compte vraiment à nos yeux », alors Annie, en était revenue à leur Amérique intime de passionnés de sciences naturelles et lui avait parlé de son penchant de jeune fille pour le philosophe dans les bois, et le souvenir de Thoreau a suggéré à Obama la grande filiation des penseurs à la manière d’Emerson, qui va de pair avec leur passion respective pour la Nature - et c’est c’est là qu’Annie m’apprend que le Président a offert à Michelle une aquarelle authentique d’Audubon représentant un bruant indigo; et je me revois alors devant le sublime oiseau bleu au musée de La Nouvelle Orléans , en janvier 1981, donc juste après le dénouement de la crise des otages de l’Iran et le passage de la présidence de Carter à Reagan.,,…

  • Sur les infréquentables

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    Réponse à Juan Asensio.
    Un écrivain peut-il tout dire ? Et faut-il défendre à tout prix celui qui pratique l’invective ? Est-ce parce qu’un penseur ou un romancier est rejeté par l’opinion publique ou médiatique qu’il mérite notre attention ou notre respect ? Les plus grands talents, les plus originaux, les plus hardis sont-ils forcément les moins fréquentables de l’heure ? Enfin y a-t-il seulement un dénominateur commun entre ceux qu’on dit infréquentables ?
    medium_Rebatet.2.JPGJe me pose ces questions depuis une trentaine d’années, après avoir bravé, à vingt-cinq ans, ce qui était alors l’Interdit par excellence en matière de critique littéraire, consistant à rendre visite à Lucien Rebatet, auteur des Décombres, l’un des pamphlets antisémites les plus débridés de l’immédiat avant-guerre. Je précise aussitôt que l’écrivain que j’allais alors interroger n’était pas l’auteur des Décombres mais celui des Deux étendards, magnifique roman d’apprentissage que Rebatet, condamné à mort pour faits de collaboration, écrivit en partie les chaînes aux pieds, et dans lequel on ne trouve pas trace d’idéologie fasciste. C’est cependant par provocation autant que par intérêt que je m’étais rendu chez Rebatet sans partager du tout les positions d’extrême-droite qu’il continuait de défendre dans le journal Rivarol, comme j’ai rendu visite à Robert Poulet dont j’admirais l’intelligence critique. Durant un bref passage au sein des Jeunesses progressistes lausannoises, entre 1967 et 1968, j’avais été choqué de me voir reprocher la lecture de certains auteurs, à commencer par Charles-Albert Cingria dont j’étais fou de l’écriture, auquel il était reproché d’avoir été maurrassien en sa vingtaine à lui. Je n’avais alors aucun penchant pour Maurras, pas plus que pour aucun idéologue raciste ou fasciste, j’étais déjà une espèce d’humaniste paléochrétien revenu du protestantisme sans adhérer vraiment au papisme ; à vrai dire, ce que j’aimais chez Cingria était sa façon de chanter le monde dans une phrase qui chantait. J’aimais Cingria comme j’aimais Bach ou Cézanne. Des idées de Cingria je me foutais complètement, à cela près que les idées de Cingria chantaient elles aussi dans une sorte de psaume de l’esprit et des sens qui fusait certes d’un profond catholicisme, mais qui rayonnait bien au-delà de la seule doctrine. Pendant quelques années, j’ai cependant accordé certaine attention à celle-ci. Par réaction contre le conformisme de plus en plus répandu de ce qui annonçait le politiquement correct, par anticommunisme aussi, je me situais plutôt à droite dans mes adhésions et mes articles, sauf dans mes jugements littéraires. Ainsi me sentais-je aussi à l’aise en compagnie de Pierre Gripari, qui se disait lui fasciste à tout crin (mais je n’ai pas encore compris de quel parti), antisioniste et antichrétien, qu’avec Georges Haldas ci-devant compagnon de route des communistes et d’un christianisme de plus en plus ardent. Ce que j’aimais dans leurs livres n’avait rien à voir avec leurs positions idéologiques respectives. De la même façon, j’ai et continue d’avoir autant de plaisir à lire et relire Le traitmedium_Witkacy.2.jpgé du style d’Aragon, Les mots de Sartre ou Matinales de Jacques Chardonne, Nord de Céline. Qui plus est: je vote aujourd'hui plutôt à gauche, quand je ne l'oublie pas. Sacré progrès...
    En matière d’idées, j’avais trouvé à vingt-cinq ans, dans les romans fourre-tout de Stanislaw Ignacy Witkiewicz la critique la plus dévastatrice qui me semblât, des totalitarismes, mais aussi et surtout la vision prémonitoire de la fuite vertigineuse dans le bonheur généralisé de nos sociétés de consommation, mais qui eût pu dire de quel bord était Witkiewicz ? Les années passant, et découvrant quels énormes préjugés, quel refus de penser, quels blocages dissimulaient les plus souvent, chez mes amis de gauche ou de droite, leurs certitudes idéologiques, je me suis éloigné de plus en plus de celles-ci en même temps que j’approfondissais une expérience de la littérature, par l’écriture autant que par la lecture, dont la porosité allait devenir le critère essentiel, que l’œuvre de Shakespeare illustre à mes yeux en idéal océanique. Or Shakespeare est-il de gauche ou de droite ? L’océan est-il fréquentable ou infréquentable ?
    medium_Proust2.2.jpgJe lis Proust sans discontinuer depuis des années, et je relis ces jours Dostoïevski, je lis et relis Balzac, je lis et relis Montaigne et Pascal, j’aimerais bien lire une bonne fois La montagne magique de Thomas Mann et L’homme sans qualités de Musil, que je n’ai jamais lus en entier, comme j’aimerais lire tout Shakespeare et l’annoter pièce par pièce, et plus je vais et plus je constate que, dans cet océan, tout est à sa place. Je lis tous les jours des tas de livres, dont j’aime à replacer chacun. Chacun est comme une bribe de l’immense conversation qui se poursuit jour et nuit à travers ce texte dont les livres ne reproduisent qu’un fragment, et qui me semble le contraire de l’universel bavardage pour autant que CELA converge, à savoir : que CELA monte.
    Hors de CELA, que je dirais la poésie du monde, point de salut à mes yeux. Toute parole séparatrice, tout verbe coupé de sa source, de son rythme et de sa couleur, de son grain de voix et de son âme, je renonce à les fréquenter comme je renonce à la laideur et à la vacuité, à la platitude et à la mesquinerie - à toute délectation morose.
    Plus je vais et plus la littérature me semble le lieu de la relation et non de la séparation, de la continuité et non de la rupture, de la fécondité et non du repli sur soi. Je comprends qu’on la trouve aujourd’hui menacée et vilipendée, mais je vois aussi qu’on la comprend mal. J’essaie de comprendre ce que dit Juan Asensio dans L’infréquentable est le révolutionnaire le plus abouti, et je vois que des notions séparatrices, pour ne pas dire sectaires, contredisent absolument une exigence de liberté qui accorde ou dénie la qualité en fonction de jugements restreignant précisément ladite liberté. Ainsi célèbre-t-on le style, en référence au « grammairien par excellence » que serait Dieu, pour mieux rejeter un Julien Gracq ou un Francis Ponge, stylistes manquant en somme à la foi si je comprends bien, moi qui trouve pourtant chez Ponge et Gracq bien plus de pages vivantes et vibrantes que chez un Renaud Camus, dont la seul qualité est probablement de penser un peu, parfois, à contre-courant - sans style aucun hélas, à mon goût tout au moins.

    Mais penser mal est-il, au fait, une qualité suffisante à faire un écrivain ? Juan Asensio s’interroge sur ce qui fait le propre d’un infréquentable, sans parvenir vraiment à se convaincre de ses approximations successives, et c’est tant mieux. On ne voit pas bien ce qu’est « le révolutionnaire le plus abouti », pas plus que ce qui distingue celui qui assume ses positions (de droite évidemment) ou sa foi (catholique résolument) équivaut à un brevet d’infréquentabilité, ni moins encore la qualité de « logocrate » chère à George Steiner, qui ne connaît aucune frontière idéologique. Est-ce l’ « échec social des antimodernes » qui les valorise alors ? Quelle dérision ce serait, que de considérer qu’une réussite sociale fasse ainsi illusion. D’un glissement l’autre, Juan Asensio finit donc par établir que l’infréquentable serait « d’abord et avant tout un homme libre », ou bien encore « celui qui dérange les Assis », à moins que, der des ders, l’infréquentable ne soit « qu’une notion sans consistance autre que celle que veulent à tout prix lui donner les censeurs, un non-lieu où sont prudemment relégués celles et ceux qui ont osé et osent affronter les minables catégories érigées par la bouche anonyme de « l’universel reportage ».
    Il y a du vrai dans tout cela, mais beaucoup de rhétorique aussi, à base d’idéologie. La littérature excède ces limites. Or il est intéressant, à lire attentivement les textes (très inégaux eux-mêmes) réunis sous le fronton de ces Ecrivains infréquentables, combien se mêlent les goûts et les idées, les partis pris et les conclusions hâtives, la liberté de jugement et les âneries à œillères. La vraie critique littéraire demande de l’humilité et de la précision, de l’amour et des citations. On en trouve heureusement, par exemple dans le texte de Sarah Vajda consacré à Corneille, ou dans les introductions à Dominique de Roux, Léautaud ou Nicolas Gomez Davila, entre autres. Mais ce que je préfère dans cette revue, c’est que l’oreille de la liberté pointe bel et bien un peu partout, avec des éclats de littérature. Une ou deux lettres de Dominique de Roux et c’est parti. Ensuite, infréquentables ou pas, reste à voir sur pièces. Car cela seul est intéressant : le détail et non la catégorie. Le détail, pour aller voir ailleurs, c’est In memoriam de Paul Léautaud, notes griffonnées au chevet du père agonisant, c’est relire Corneille et s’en amuser en se foutant des nouvelles conventions le classant républicain pro-Bush. C’est lire Gombrowicz dans son Journal et le Gombrowicz de Dominique de Roux, c’est relire Bernanos qui est au purgatoire plus qu’au placard des infréquentables, c’est lire Post Mortem ou Ma confession de Caraco, c’est lire Ponge et Michaux aussi volontiers que Suarès ou Darien, c’est lire Giorgio Agamben qui lit Carl Schmitt qui lit Dostoïevski ou Bloy, c’est lire Bloy contre Zola et Jules Renard contre Bloy.
    Vous avez raison finalement, Juan Asensio : les infréquentables ne le sont que par délation médiocre. Nul écrivain de qualité, nul penseur de valeur n’est infréquentable. Mais les médiocres se fréquentent, et ça fait du monde place de Grève…

  • Donald octo-millenial

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    (Ce que me disait Bret Easton Ellis en rêve)
     
    « Tu as relevé le fait que le nom de Trump est cité 47 fois dans American psycho », me disait Bret devant la statue de Vladimir Nabokov où il m’avait rejoint depuis sa suite du Montreux-Palace, « et tu te souviens, hypermnésique tel que je te connais, qu’un épisode du roman est « trumpien » à outrance, quand mon killer Pat Bateman débarque dans la laverie chinoise avec les draps supposés maculés à mort par le sang de la miss qu’il vient de massacrer, et que les Chinois ne bronchent pas vu que les draps ensanglantés ne le sont, comme son crime, que dans l’imagination du killer, qui a tué sans tuer comme Donald ce matin prétend avoir gagné la guerre sans l’avoir gagnée – ce qui revient au même », et Bret avait vrillé un bref clin d’œil à la statue de Nabokov, dont il préférait comme moi les nouvelles aux romans, puis il avait daubé sur l’idée selon laquelle Trump était un monstre typique du patriarcat blanc viriliste alors que, selon lui, c’était plutôt un octo-millenial décérébré qui, au contraire des révoltés de 68 en appelant à prendre ses désirs pour des réalités, prenait sa réalité perso comme un désir accompli grâce aux lois du marché verrouillées par la Machine, « et ce que j’ai noté dans White s’applique mieux encore au nouveau Donald, trente ans après la brute machiste des années 80-90 fricotant chez Epstein, le délire du personnage révélant sa vraie nature d’immature profond aux réflexes d'ectoplasme sur-adapté, apolitique et amoral, en phase immédiate avec les milieux multiples auxquels il est à la fois connecté en temps réel et totalement dissocié – et là je n’ai plus envie de donner dans la satire mais de t’inviter à me suivre au cimetière là-haut où le Vieux repose avec Vera » , etc

  • Jardin public

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    Le jardin public est ouvert…
    On ferme la nuit
    pour le laisser un peu tranquille :
    il aime aller par les allées
    où le temps passe sans bruit ;
    et voici que le jardin s’ouvre
    au milieu de la ville…
     
    Personne ne l’a vu entrer,
    le sourire de côté,
    son livre ouvert sur ses genoux,
    l’air un peu de prier,
    l’air d’avoir l’air d’être ailleurs,
    mais nul ne devine où,
    l’air de se fiche un peu de tout,
    riche de ses seuls yeux
    suivant les mots sur le papier –
    l’air d’habiter le temps…
     
    Autour de lui tout se déroule
    comme si c’était écrit :
    la foule lui fait comme un récit
    dont la houle le berce,
    mais rien ne le distrait vraiment
    de ce qui le transperce…
     
    On le dit demeuré,
    on est prêt à le dénoncer –
    son livre est-il armé ?
    Ne sommes-nous pas en danger
    dans ce jardin miné,
    tandis qu’il sourit aux enfants ?
     
    Peinture: Edvard Munch, autoportrait au jardin.

  • Le Néron de marshmallow

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    (Ce que me disait Gore Vidal en rêve)
     
    «Ils le traiteront d’imbécile ou mieux: d’imprévisible fou », me dit Gore à son balcon sur la mer de saphir, à Ravello, « mais tu verras que la plasticité du monstre relève de la folie tout à fait ordinaire du multivers qu’il incarne avec son génie infantile d’instinctif narcissique, et tu as lu Suétone, tu as lu Les Douze Césars, tu a lu mes livres, tu sais le manque d’imagination des rapprochements actuels qu’on fait entre Rome et New York, tu sais que l’apparence trompeuse de la Force molle cache un plan destructeur qui relance le projet de Nixon de jouer sur l’incertitude, le désordre, voire la démence psychique, alors que la machine avance - sauf que Nixon n’était pas connecté, pas de Bush sur X, pas d’outillage virtuel pour travailler en temps réel la relativité des fantasmes collectifs et ramasser la mise au casino du faux », et Gore de me vriller un clin d’œil sarcastique après avoir évoqué son transit personnel des jardins des Kennedy au palais de marshmallow de Mar-a-Lago dont le kitsch et le toc lui semblaient finalement moins fragiles que les superstructures des Twin Towers, etc.

  • Le Voyant de Mar-a-Lago

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    (Ce que me disait Thomas Bernhard en rêve)
     
    « La meilleure façon de relier un point à un autre consiste à dire que la droite invisible que tu suis est une courbe », me disait Thomas dans sa cave, tournant sur sa bécane elliptique et rebondissant en somme sur les dernières déclarations de Donald Trump relatives à sa marche dans le tunnel au plus ardent de la lumière divine, « et tu verras comment le Réel plie devant le Voyant – tu sais qu’il y a un Rimbaud en chacun de nous mais le plus fort avec le Président aux baskets de vent est que ce qu’il lit sur son prompteur, qui lui reste aussi obscur que lorsque le Poète affirme que la terre est bleue comme une orange, s’avère comme l’évidence selon laquelle la guerre est un songe et Lucifer une éponge », et Thomas d’ajouter que ce qui nous attendait au réveil nous surprendrait « autant que la lumière du trou noir éblouissant soudain la balle de golf au moment de sa disparition», etc.

  • Trump-la-mort

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    À la Désirade, ce mardi 10 mars.– « Nous ne sommes pas désespérés, mais dans la perplexité », disait un jour un sage que le monde actuel plongerait plus profondément , sans doute, dans cet état de sidération désarmée, et le 11e jour de la guerre, à la fois lointaine et toute proche, menée par le président Trump-la-mort risquerait fort de le faire bel et bien désespérer de ce que Montaigne appelait l’ « hommerie »…
    Face à sa webcam, sur un ton et avec un regard qui évoque le concours de l’intelligence artificielle, le président Trump-la-mort ressasse, ce matin, les fondamentaux déclinés par le visionnaire George Orwell détaillant l’avenir radieux de 1984, à savoir que : «Le mensonge, c’est la vérité »ou «Ls logique, c’est l’absurde » ou encore «La mort, c’est la vie », ce qui se traduit dans les faits, au seuil du printemps 2026, par «Cette guerre est porteuse de paix », «Les bombes vous écraseront pour votre bien » ou «Je suis ce premier chef de guerre qui mérite le prix Nobel de la paix décerné par moi-même », etc.
    Bien entendu, et c’est le sens de votre perplexité, vous ne savez pas trop que penser, honnêtement, de tout ça. Vous n’avez aucune sympathie pour le régime répressif des islamistes, et dès 1979, contrairement à certains de vos pairs de la haute intelligentsia (d’un Sartre à un Foucault) vous aurez vu avec inquiétude, et sans regretter pour autant la chute du Shah de l’époque à la terrible police, l’arrivée de l’Ayatollah Khomeini dont vous avez appris hier soir, par Wikipédia, que sa première épouse fut une enfant de 13 ans, juste un peu plus jeune que l’ado supposément violée par Trump-la-mort - l’hommerie décidément!
    Vous croyez savoir, ce matin déjà, que le nouveau guide suprême de l’Iran, fils du précédent assassiné par les présumés libérateurs de l’Axe du Bien, est un dur de dur et que, loin de plier, il va répondre à la violence par la violence au point que, demain, la folie bel et bien déclenchée par les Gentils contre les Méchants , risque de se solder par l’atomisation générale, la mort de Trump et de son acolyte inféodé aux fous de Dieu, la dévastation et la fin de l’ « hommerie » - rien n’est sûr à vrai dire et c’est pourquoi vous restez là, tout con, non pas désespéré , mais dans la perplexité…

  • Les idéalistes

     
    (Ce que me disait Patricia Highsmith en rêve)
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    « Donald Trump est une sorte d’idéaliste, m’avait dit Patricia après m’avoir avoué qu’elle ne regardait plus la télévision depuis la chute de Saïgon, et tu verras qu’il vendra le prochain hiver nucléaire comme un printemps de délices à la Nation reconnaissante. Les évangélistes ne s’y sont pas trompés : ils ont pressenti le Messie qui nous revient de David par Joseph; Donald réincarne à l’évidence, et en toute humilité, le Serviteur de Dieu annoncé par Isaïe, en quoi tu piges qu’il rejoint idéalement Netanyahu le pur en son projet de relever le Temple et d’en faire la base logistique opérationnelle du Grand Israël, et, à terme, de la Jérusalem, céleste - et tu te rappelles, alors ce que notre ami Jacques Derrida nous a sorti à Davos, selon quoi Jérusalem serait l’enjeu de la troisième guerre mondiale, etc.