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Ciao Poverello !

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Le dernier livre de Frédéric Pajak en triptyque testamentaire. Du bel autrefois et de l'aujourd'hui qui passe en chantonnant...
À la Maison bleue, ce samedi 19 septembre 2026. - Amorcé la journée avec la lecture de quelques pages du début, de la fin et en diagonale, du dernier livre de Frédéric Pajak, onzième volume de la suite du Manifeste incertain , intitulé François d’Assise, l’insensé de Dieu, précédé d’un Adieu bel autrefois où il est question de la vieillesse qui pointe, et suivi de J’entends un chant lointain où j’ai déjà relevé un très beau passage sur l’amitié, que le lascar aura cultivé bien mieux que moi à travers les années malgré pertes et autres éclats…
J’avais commencé d’écrire une longue lettre à Frédéric, en écho à la dédicace assez faternelle de son livre précédent, pour lui dire ma reconnaissance et l’admiration que m’inspire son immense travail, puis je l’ai laissée de côté après la découverte de la peinture de son père à l’expo de Ropraz, et voici que, prenant le vieillissement en pleine gueule, c'est à dire tout tranquillement, il me rejoint sur le sentier des vioques chantonnant leur bilan joyeux et je me réjouis d’avance du fait que ce grand livre testamentaire (plus de 300 pages, avec un dessin final d’oiseaux en vol libre) m’arrive à un moment de ma fin de vie où j’en suis moi aussi aux multiples bilans qui s’imposent, aux dispositions claires ou suggérées d’une transmission vivifiante pour toustes (la langue inclusive relève pour moi de la singerie obligatoire un samedi d'automne ) et je vais donc lire et annoter cette évocation du Poverello (auquel Pajak a prêté quelque chose de son propre faciès il me semble) durant les douze jours de vue relativement bonne qu’il me reste avant une opération de la cataracte des deux zyeux que j’espère nettoyés par l’ophtalmo à cheveux blancs et mains gantées de latex qui m’attend dans son parc de machines sophistiquées où s’exerce sa supposée compétence - on verra !

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