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26.02.2009

Pensées de l’aube (33)

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Du fil des jours. – N’est-ce vraiment qu’une affaire de particules et de circuits électriques, te demandes-tu en remontant du souterrain où tu as passé la nuit, n’y aurait-il pas autre chose, te demandes-tu en te dirigeant vers les fenêtres encore aveugles, n’y a-t-il que ce tapage d’âmes mortes dans le silence des rues et des pages vides, n’y aura-t-il plus jamais que ces phénomènes et ces phénomènes, ou le jour va-t-il te surprendre une fois de plus et renouer le fil de ton souffle et de ton encre ?...

De la forme. – Délivre-toi de ce besoin d’illimité qui te défait, rejette ce délire vain qui te fait courir hors de toi, le dessin de ce visage et de chaque visage est une forme douce au toucher de l’âme et le corps, et la fleur, et les forme douces du jour affleurant au regard des fenêtres, et les choses, toutes les choses qui ont une âme de couleur et un cœur de rose - tout cela forme ton âme et ta prose…

De l’infinitésimal toi – Et dis-toi pour la route que le meilleur de toi, qui n’est pas de toi et que ton nom incarne cependant, c’est tout un, est le plus fragile en toi et que cela seul mérite d’être protégé par toi, renoué comme un fil te renouant à toi et qui te relie à Dieu sait qui ou quoi que tu sais au fond de toi…
Image : Philip Seelen

Commentaires

DU FIL DES JOURS

Le jour existe sans noeud
Quand la main poétise
A longueur de fil
Et profondeur de parfum

Rien à nouer
Dans le fluide d'arôme
Qui peint les nuages
Sur la soie des confins

Tout à entendre
Qui jaillit en souriant
D'un geyser immobile
Aux voluptés sans nombre

DE LA FORME

Derrière les façades
Polies par le cuivre
Rutile la transparence
Des odeurs et des sons
Qui enlumine la tendresse
De verdure sans objet
Juste un précieux feeling
Un soupçon de réglisse
Dont le caramel dessine d'un doigt
Des fantaisies cavalières

DE L'INFINITESIMAL TOIT

L'équilibre d'une allumette
Est comme un souffle très court
Posé sur le revers
D'une ellipse en plein front

Sa longueur augmente
Sans varier d'un pouce
En fonction de l'oreille
Qui lui jette un regard

L'attention sans attention
Indifférencie l'attente
Puisque rien ne vient
Quand tout est là

Écrit par : gmc | 26.02.2009

Ma rencontre quotidienne. Au Menu : De fragiles émotions au fil des aubes de silence ou de chahut. Fragilité de notre rosée attendue sur les trèfles de nos destins croisés. Surface intacte, surface encore vierge de toute la brutalité en attente d'un concert ...

Salut l'Artiste des confins du beau blanc et du paradis des gentianes. Tu me fais du bien rebouteux des âmes.

Écrit par : Philip Seelen | 26.02.2009

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