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  • Nos médias béats

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    À La Désirade, ce samedi 7 mars 2026. - Après un édito bicéphale (24 heures / Tribune de Genève) saluant « La guerre tant attendue », qui a fait bondir notre excellent confrère Pascal Décaillet concluant à la nullité croissante des médias romands, avérée hier matin par le titre de UNE de 24 Heures (L’autopsie de nos poubelles révèle un énorme gâchis ), le même journal que je reçois toujours au titre d’ancien rédacteur, m’apparaît aujourd’hui, sous son titre usurpé de « grand quotidien », comme un organe de presse de troisième rang, qui a perdu toute substance et toute saveur, toute apparence de rédaction vivante et cohérente avec ses voix diverses, sans esprit de corps et sans âme, tirant de plus en plus de son contenu, déraciné, de titres liés par des contrats constituant autant d’aveux de démission ou d’impuissance- à commencer par Le Figaro.
    L’édition de ce jour en est une illustration affligeante, au 7e jour de la guerre en cours entre les States et L’Iran en train de se transformer en conflit général à hauts risques.
    À la UNE de ce journal auquel j’ai tant donné pendant des années dans les meilleures conditions de liberté, pas la moindre mention de la tragédie en cours, n’était une « accroche » pipole consacrée à la « saga » de la sœur du Shah de sinistre mémoire, présentée comme « féministe » et en somme romanesque, avec, en bonus, une interview en double page du fils du shah auquel « certains » verraient un avenir salvateur- voilà ou en est notre « grand quotidien »…
     
    Ce dimanche 8 mars.- Je devrais m’en foutre et « profiter » de ce qui me reste de bonne vie à cent jours de mes 79 balais, alors que je tiens à peine debout et que mon souffle s’essouffle, mais le seul mot de « profit » me fait horreur, lié à la vision hideuse du Néron de marshmallow qui vient d’entraîner son pays dans une spirale de violence infernale - et comment s’en fiche, sauf à se vautrer dans l’insouciance imbécile de nos médias béats ?