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Avec (ou malgré) la haine de la haine

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(Ce que me disait Katherine Mansfield en rêve)
 
«Mes amis et autres amants avaient beau me surnommer Mouse», me disait-elle dans l’étrange labyrinthe andalou où nous nous trouvions, « je tenais bien plutôt de la chatte la plus délicate en ces années de grâce de ma première jeunesse amoureuse », et moi je pensais : et de la tigresse sous ce masque de chattemite, et du cobra par le regard cisaillant le bouillard rosé des bons sentiments, mais elle continuait de murmurer suavement au milieu de ses reflets : « Et comme je comprends cette haine qui les fait dégrader tout ce qui leur rappelle ce qu’ils sont, comme cette guerre qu’ils se font semble nécessaire pour qu’il soient quelque chose au lieu de moins que rien, comme je les plains tant je la ressens, cette haine , au tréfonds de ma propre passion – j’ai acquis cette horreur de la guerre en les voyant s’agenouiller aux pieds de leurs dieux plus odieux les uns que les autres, cette guerre infectant le ciel où je cherche le reflet de l’enfant que j’ai été a suscité ma haine de la haine en ces années de cruelle innocence, avant que la maladie ne m’arrache au rêve les pieds devant ainsi que tu le vois à l’instant… »

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