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07.10.2008
Le Royaume

… Il m’arrive d’être las des murs immaculés du monastère, ma contemplation se lasse jusqu’aux rives de l’ennui, je laisse donc ma cellule et descends par les rues où Satan ne va même plus tant il se sent abandonné, mais au pied des murs tagués on fait des rencontres, Dieu m’est témoin, j’y ai retrouvé le bleu des cieux dans les yeux d’un voyou et de sa voyelle, on s’est raconté nos chutes, eux dans le doute et moi dans la certitude, et je les ai fait sourire quand je leur ai dit qu’ils étaient confiés l’un à l’autre et que ça me sauvait de les savoir au monde même à moitié crevés par la dope…
Image: Philip Seelen
18:57 Publié dans Panopticon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : panopticon





Commentaires
Ce texte mais dans sa brièveté me dit une chose importante. Ce balancement entre la solitude d'une interrogation sur Dieu dans une vie monacale, ou dans l'intime, et le grand mélange des êtres, ce tout fouillis d'humanité où s'oublier pour faire ensemble un monde pas trop moche où aimer l'autre tel qu'il est, être attentif et mettre, alors, Dieu dans son sac à dos pour qu'il voit le monde de plus près, les petites choses dans leur tendresse, pour qu'il se glisse dans la misère et la violence pour qu'il sourit aussi. (Ce haut clergé est souvent tellement ennuyeux et raide !) Moi, j'aime bien le "François", tout simple, tout miséreux parce qu'il marche, qu'il rencontre les autres : hommes, bêtes et plantes et j'aime bien ceux qui ne parlent jamais de Dieu mais qui sont solidaires.
Ecrit par : christiane | 07.10.2008
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