
À la maison bleue, ce mardi 3 mars.– Lever pendablement tardif, ce matin, à 9h, lié à un coucher
non moins retardé par le déferlement de commentaires sur YouTube, ou pullulent désormais les experts en géopolitique mondiale et autres influenceurs invoquant autant de révélations uniques et vous priant de liker et d’activer la cloche, voire d’abouler votre commentaire si précieux, n’est-ce pas…
Cet afflux d’infos exclusives - avec la rumeur vers 2h du matin, de la disparition, et peut-être de l’assassinat de Benjamin Nétanyahu –, n’a pas manqué de se répercuter dans mon transit onirique nocturne, où je me suis retrouvé–en écho à ma relecture de l’Histoire du méchant Dieu de l’ami Gripari - confronté à une foule surexcitée dansant autour de l’Arche de l’Alliance et déplorant l’annonce de la mort du calamiteux premier ministre-comme une autre foule pleurait hier– à la Une de 24 heures - la mort du Guide suprême de la République islamique assassiné par les cracks du Mossad et/ou de la CIA avec toute sa famille, y compris la petite dernière…
Et ce matin je me le demande : quelles foules massives se réjouiraient ou pleureraient l’assassinat d’un Donald Trump traité par une frappe chirurgicale ?
J’ai naturellement observé le décalage entre les vivats de la propagande américaine concluant à la victoire de son opération, ensuite relayés par les médias occidentaux surtout attentif au soulagement, festif bien légitime des opposants, alors qu’il apparaissait très vite que, loin, de se réjouir de l’intervention étrangère, les iraniens, piqués dans leur orgueil, national, parlaient déjà de Khamenei comme d’un martyr avant la riposte immédiatement sévère–notamment par l’attaque hautement inattendue à la source de la production pétrolière, en Arabie Saoudite…
Mais je m’extrais de ces considérations parasitaires pour me concentrer maintenant sur ma lettre à la petite Zabou consacrée à la merveille, incessamment surprenante, que constitue la vie des oiseaux, en commençant par leur identification détaillée, et par le sens, différencié de leur parade printanière prochaine et autres piaillements guerriers quand menace la chouette chevêche à sourcils froncés…
La sœur de Marat quand on évoquait les crimes de son frère : Ce ne sont là que turpitudes humaines , qu’un peu de sable efface…
Aquarelle JLK, Carnets des années 80.