(Aux martyrs du 1er janvier)
La tristesse les a saisis,
tous et tant qu’ils étaient,
ceux-là qu’on savait familiers,
et soudain, rassemblés,
tous les vivants soudain muets
devant les cendres d’après le feu,
les cendres désormais
sans visages et sans noms -
les cendres enfants du néant …
Le chagrin n’est pas convié:
il remonte tout seul,
tout à coup le voici
qui les étreint tous au même seuil:
on leur a rendu les enfants …