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« Détresse d'une femme | Page d'accueil | L’humanité lancinante de William Trevor »

28/01/2017

El Pasaporte

Quentin4.jpg

Ces notes constituent la substance du Notebook à l’enseigne d’un Pasaporte de la Republica de Cuba octroyé à l’écrivain libre Quentin Mouron, en l’Ambassade du papillon, par l’employé de faction JLK, le 23 décembre 2011, veille de Noël. Il est souhaitable de ne pas en prendre connaissance avant la lecture du premier roman de ce jeune auteur prometteur, mais seulement après…


Quentin Mouron. Au point d’effusion des égouts. Morattel, 137p.


- L’exergue de Duras prépare à la comédie.
- « Encore une fois la comédie ».
- Et le départ mimant Voyage : « C’est à Los Angeles que ça a commencé ».
- Dans la touffeur d’août où le smog s’enflamme.
- « Et c’est un ciel plus grand qu’ailleurs ».
- Le pavé à consistance molle, ramollie ramollo par la chaleur. Comme à Paris, sauf que plus. Comme à Rome plutôt.
- « On traverse toutes les dimensions d’un coup ».
- Tout de suite se démarquant des impressions générales.
- « Qu’après le mythe c’est rien ».
- Il va dire ce qu’il a vu et ressenti « débarqué de l’avion, au crépuscule, dans l’incendie ».
- Et cette première sentence pour cadrer sa phénoménologie express : « C’est une erreur de chercher l’essence dans l’analyse, postérieurement, au réveil. Il faut sentir le soir même, toutes voiles dehors et l’émotion qui brûle la gorge. Le feu du ciel. Et le délire ».
- Et déjà lui vient un début de fièvre.
- Il va défaillir le petit crevé : il verse.
- Se dit alors qu’il n’est pas fait pour les voyages. Mais qui le serait ?
- Cependant à la douane il passe gentiment. « Je sortais de l’enfance, j’avais pour moi les sortilèges et les rondeurs, le sourire franc- la gueule d’une pièce ».
- D’emblée je relève la papatte. La palpite.
- Le sens des mots. Le sens plus encore d’un mot pour l’autre, secret d’horlogerie fine.
- Il a encore « le chic » et « le casier en fleurs ».
- Mais le voici tituber.
- Juste aidé par un gros Hollandais.
- Sur quoi le voilà sauter dans un taxi auquel il indique Sunset Boulevard. Eh !
- Rend très bien la course en zigzags et la folie visuelle. Tout à fait ce que j’ai vu à Houston et à Montréal et à New York et à Tokyo. « Ma tête partait au bilboquet ».
- Et alors 36 chandelles. K.O. debout. Il verse pour de bon.
- Très bon enchaînement ensuite en rupture de plan.
- Ce que me disait Alain Cavalier : « Le cinéma c’est l’art de passer d’un plan à un autre ». Exactement ça dans Hitchcock, Cassavetes ou Godard.
- Donc change de plan temporel aussi avec un recul : « Je me suis égaré quelquefois dans les ruelles qui bordent le boulevard ».
- Et ce sont quelques silhouettes des ruelles. De vieux édentés. Les paumés à caddies. Des ados menottés.
- Et toute de suite le côté naturellement caricatural et théâtral de tout ça.
- Comme dans un film.
- Mais « abouché avec la vie ».
- Tout ça très finement noté. Mais c’est si rapide que ça risque de ne pas être capté du premier coup si l’œil glisse trop vite.
- Il y a la Catwoman.
- Il y a Elvis le énième.
- Faut que l’illusion tienne.
- Remarque que « Los Angeles tient par ses rue secondaires ».
- Ce qu’on ne dirait pas de San Francisco de la même façon ni de New York.
- « On vend du rêve, c’est bien vrai – on sait aussi vous le reprendre».
- L’illusion pallie la crainte de la réalité. Los Angeles dans les grandes largeurs effraie. Moins verticalement que New York mais horizontalement bien plus et par l’imagination des films.
- Philosophe sur l’illusion : « Quand je joue, je sais pourquoi je joue, quand je vis, je ne sais pas pourquoi je vis ».
- Il n’en faudrait pas trop comme ça, mais là ça va…
- Et voici le cousin Paul.
- Un type « tout au théâtre ».
- Campé en une page.
- Policier de carrière mais de la « petite police » alors qu’il se rêve Rambo.
- Vivant par procuration et « compensations ».
- Un « qui n’a rien ».
- Lorgnant les fillettes.
- Collectionnant des fichiers pornos et se faisant pincer a casa. Jeter au trou.
- Le jeune voyageur, lui, a de nouveau versé à ce qu’il semble.
- Et se retrouve chez sa cousine Clara, dans un tout autre topo.
- Westlake qu’il va découvrir à son tempo lent. « Par dedans ».
- Déçu assez vite quand il y va vraiment.
- Le quartier est riche et chiant, mortel. « les voisins sont aussi très propres ».
- « Sans mythologie, prêtrise, aucune pédérastie ».
- Le raccourci de cette phrase est un quartier. Exactement ce que j’ai capté dans le quartier du consul à New Orleans. « D’une blancheur d’hôpital ». Le ciel en cage.
- Et la cousine Clara un peu dingue. Exactement la mère de Kevin !
- L’Américaine quinqua divorcée névrosée obsédée par la queue qu’elle n’a pas sous la main.
- Accusant donc son ex d’être un monstre lubrique.
- Elle « couleuvre ». Joli verbe.
- Forme un club de plaignantes du sexe.
- Exactement ce que j’ai vu à la télé le premier jour au Texas : l’émission de Phil Donahue sur le thème des mères se demandant s’il fallait branler leurs garçons…
- Tout ça qui impatiente le jeune homme.
- Qui ne perd rien de l’observation. Sur les thérapeutes, les derviches, les ponctionneurs de fric de névrosées.
- Il défie une des thérapeutes. Qui lui tire la langue.
- Et Clara de pleurer.
- « J’ai pas tout inventé », précise-t-il, malin…
- Elle a quand même une certaine éducation.
- Un peu de bibliothèque.
- Quelques tableaux faux.
- Il sent qu’il la juge un peu trop alors qu’il l’aime bien.
- Trop froid, trop sur soi.
- « Seulement j’avais une verge et elle avait un grain ».
- « Nous avons dû nous renoncer à la fin » (p.30). Très bien cette torsion à l’intransitivité du règlement.
- Un soir pourtant ils filent en virée.
- La paire genre couguar et gigolo.
- Soir d’exception. « Barrés »…
- De brèves sentences et de plus longues plus sentencieuses…
- Clara fait la folle. Tombe dans la piscine.
- On s’amuse !
- Délivrance ? Juste pas !
- Retour le lendemain à la case névrose. « Au fond c’est l’habitude du malheur qui nous le rend incontournable ».
- On a besoin de « poignards ».
- Donc on restera.
- Mais lui s’impatiente ! Sort de ses gonds.
- Ils se fâchent. Se quittent pour la soirée. Se revoient le lendemain. C’est fini.
Quentin19.jpg- Puis c’est son anniversaire.
- Elle l’emmène au bord de la mer. Dans la brume, vers Malibu.
- Et là, surprise de la cheffe, elle lui demande d’arrêter de se palucher. Kevin promet.
- Scène étonnante : elliptique et un peu folle.
- Puis il évoque la bibliothèque de Clara.
- Avec du Bukowski dedans. Et du développement personnel.
- Elle tend à « étendre son esprit ».
- Suite une réflexion pertinente sur la bonne façon de lire (p.34).
- « Il n’y a pas cent façons de lire un livre : il faut s’y jeter d’un bloc, faire corps avec l’auteur – sans réticences, préjugés, morale ».
- Prône l’adhésion et l’immersion.
- Puis se retrouvent à Beverly Hills.
- Tout un monde de « vagins fripés » et d’« antiques couillons ».
- Clara : « Tous les pianistes sont des maniaques ».
- Il y a là un pianiste obsédé par Beethoven.
- « Et nous avons passé la soirée à mentir au monde qui nous l’a bien rendu ».
- Me rappelle la soirée à Sankt Anton avec le directeur du MET qui s’était déculotté. L’Amérique culturelle. Puis les masques glissent.
- Et l’on se retrouve à Rodeo Drive où ça décolle. (pp.37-39)
- Du lyrisme acéré. A lire à haute voix.
- « Si on sait comme ça blesse profondément le cœur, une jante ».
- Une façon de saisir des situations de fait par raccourcis saisissants.
- Et la prison.
- La prison où il fait meilleur que dehors souvent.
- « On leur donne le sens qui manque », lui avait dit son cousin flic.
- Sur quoi il enchaîne sur ses raisons d’écrire.
- Rien que par vanité !
- Pour se mirer génie dans le miroir. C’est ça.
- « C’est une affaire de nerfs », qu’il dit encore.
- Pointe « l’idéalisme foireux », Icare tombé de l’échelle.
- Dit ne plus croire à l’Artiste.
- Va voir une expo à Santa Monica. Fait le désagréable.
- Daube sur les discours esthétiques, science de branleurs. Pas tout faux.
- Participe cependant à « hurlements couverts ». On voit le tableau.
- L’esthétique « passe le temps ».
- Puis se retrouve chez une amie de Clara qui voit des alcooliques partout.
- Parce qu’elle siffle évidemment.
- On le met en garde contre le mari, vrai monstre.
- Et voilà le mari : un pauvre type chauve « le regard en délire », en chaise roulante.
- Qui a fait partie du cabinet de Schwarzenegger.
- Mais ne baise plus pour raison de santé.
- On l’accable. On l’attend au Funeral Home. Il aimerait aimer mais on le pousse là-bas. Très affreux tout ça.
- Puis le youngster reste trois semaines au lit chez Clara.
- Toujours malade ce petit monstre.
- Et c’est là qu’il remarque la fille de la voisine.
- Une certaine Laura.
- Dont Clara lui dit pis que pendre.
- Formidable ensuite : le récit du comment qu’on se laisse prendre. Par une fille pas vraiment belle mais qui accroche.
- Genre cristallisation à l’américaine. Très bien observé tout ça ma foi.
- Avec un aperçu subit du passé de Laura, fille d’alcoolos violents. Mais on lisse en surface. On fait face.
- « J’aurais aimé être dans ses frissons », note-t-il.
- Et pour se défendre : « Je n’aime pas aimer, je dois le dire, parce que j’ai l’impression d’être désarmé, nu, qu’un mot me fait hurler ».
- Ensuite vient le portrait plus détaillé de Laura. Là aussi tout en ellipses.
- Là encore une autre Amérique sous le verni de Westlake : brutale, paumée.
- Mais Laura ne va pas se lâcher pour autant.
- Alors que lui s’abandonne. Elle craint l’intimité, la rejette.
- « Ca m’a valu des misères de n’être pas tranquille, d’être aussi mal moulé à l’écorce du monde ».
- Laura le tolère «par exotisme ».
- Trop maigre pour être chaleureuse.
- Mais avant de se perdre ils vont à Pasadena.
- Lieu très culture Getty, très science et sport.
- « Einstein a vécu à Pasadena, on s’en costume encore »…
- Le cinéma d’Hollywood, plus la componction.
- Mais lui manque de manières culturelles.
- Avec Laura il vit une journée de bonheur quand même, entre L.A. et San Francisco.
- « Il y a des instants où les choses se montrent au jour, sans fard – sans hostilité ».
- « Le bonheur au creux des choses », en somme.
- Donc ça a l’air de mieux rouler. Et puis vient la nuit. Et patatrac !
- Deux pages magnifiques d’intense pudeur (pp.62-63)
- Ce qu’il a « avoué » à Laura se retourne contre lui.
- « A Palo Alto, tout mon bonheur s’est consumé ».
- Ne se parlent plus le lendemain.
- Lui aime intensément.
- Elle au petit pied.
- Elle a déjà passé outre. Lui restera marqué.
- Puis il revient sur Monterrey.
- Très fin cette économie des retours arrière.
- Retour sur une foire aux vieilles voitures. La nostalgie lourde.
- Et vient novembre plus frais. Avec l’envie du désert.
- Se dit qu’il pourrait regagner Laura par là.
- Mais elle courbe le rendez-vous.
- Se souviendra vaguement de lui.
- Evoque alors Los Angeles comme lieu de spectacle.
- Et le précipice que ça signifie.
- Evoque « cette existence qui ne se supporte que dans la projection. Cette existence qui doit sans cesse se mettre en scène »
- Chapitre II. Las Vegas
- Il arrive à Trona.
- Bled perdu s’il en est.
- Où il tombe sur un vieux type à crochet. Vétéran du Vietnam. Mais pas vraiment héros.
- Une vraie ramassée de sensations.
- La fibre d’un chroniqueur épico-lyrique. Sans trémolo.
- Se trouve d’abord à Barstow. Angoissé la moindre.
- La pause cigarette au bord de la route. « Tous les siècles l’un dans l’autre ».
- « Avec plus rien pour me montrer que le monde vieillit ». De la clope et du paquet de chips.
- Puis le temps « s’est remis en route ».
- La prose avance à petites phrases.
- Bakersfield. Paysages désolés. La ville fantôme de Red Mountain.
- Là aussi du vrai. Quentin13.jpgEt voici Trona. « Aucun menteur ici ». Nowhere.
- Et la station-service. Le vieux au crochet.
- « Pour être exact il faudrait dire les vices ou la violence. La haine ».
- On en apprend plus sur le crochet. Qu’il a échappé à un crash en hélico où ses copains sont restés.
- Le crochet qui se garde une arme pour si jamais, un M16.
- « J’ai rencontré beaucoup de fous dans le désert ».
- Le genre de phrase qui « étend » l’épique.
- Et voilà le champion de la Budweiser dégueulée. Qui poste sur Youtube.
- Joli numéro. Comme on en voit des tripotées sur WebcamWideWorld.
- Pas mal aussi la projection dans le temps : « Quand je suis rentré »…
- Le type typique de l’époque show à la maison. Star mondiale genre Deschiens.
- « Si j’allais moi aussi me cesser de mentir ? Là j’avais à Trona un monde qui ne sait plus mentir. C’était pas à envier ».
- Et d’ajouter : « le gros Jim était sincère. Il ne m’a pas donné beaucoup de goût pour la sincérité ».
- Et cela de remarquable : « Le gros Jim ? Nous étions frères ! Il était moins poète. C’était les mêmes efforts – c’était le même désert ».
- Et de relever qu’il est resté là « moins d’une journée »…
- Et de comparer Trona à Paris.

Quentin7.jpg
- Et d’en venir à l’église de Trona, genre bunker ou container.
- En quelques paragraphes : un monde !
- Fabuleuse dégringolade. Pas meilleur raccourci de la déréliction.
- Me rappelle le sapin à la rédaction, orné de papier de chiottes, que je décris dans Soleil d’hiver.
- Evoque le pauvre curé.
- La pauvre pancarte «Ouvert le dimanche ».
- Les ruses de la nouvelle pastorale : bénédiction des billets de loterie, du hamster de Madame, des jerrycans de Monsieur. Folie.
- Tout à fait la dérive d’Import/Export d’Ulrich Seidl en version californienne.
- Et Quentin : « ça renvoie aux anges ».
- Et l’on passe à la course d’école.
- A la Death Valley. Pas le pied pour les écoliers, même pas excités que ça se passe sous la mer.
- Sentence sur le travail. Un peu trop « dans le marbre » à mon goût.
- « On accouche d’une charogne comme racine d’une tragédie ». Bon, ça va…
- Mais après cela repart beaucoup plus fort (pp.85-86).
- Excellentes notations sur le déterminisme et la liberté, même si ça pèche par désabusement juvénile à mes yeux : «La seule liberté, la minuscule –mais l’unique, c’est de se tromper soi-même et d’abuser les autres ».
- Mais non, voyons…
- D’ailleurs les vérités du voyageur sont transitoires : on le verra.
- Intéressant aussi de voir s’amplifier la jalousie à distance.
- Le livre « pour lui montrer »…
- Très bon aussi le retour à la station d’essence.
- Le facteur sonne deux fois c’est connu.
- Et ça lui fait rencontrer Norbert, nouvel olibrius.
- Essai raté avec le crochet : réussi avec le briscard bavarois.
- Très bon portrait là aussi.
- En trois phrases on voit le lascar, émancipé par la voiture, vasectomisé pour la liberté de mouvement. L’époque !
- C’est par Norbert qu’il entend parler de Joshua Tree, où Quentin lira Céline.
- Norbert qui le presse de venir à Vegas !
- « Après L.A. et Trona, il me semblait avoir vécu dix ans ».
- Puis il a une panne.
- Un type à bermudas lui propose son aide et l’invite à un mariage. Il y va.
- Nouvelle séquence carabinée genre Amérique profonde. (p.92)
- Se sent intrus.
- Bientôt regardé de travers.
- Juif ou Arabe peut-être ? La parano galope. J’ai vécu ça comme ça en Floride et avec la mère de Kevin à propos du Vietnam.
- Passage du cercueil dans la cuisine.
- « J’ai roulé jusqu’à Bakersfield avec un souffle au cœur ».
- Excellent : « J’étais arrivé à l’homme au point exact où il se quitte ».
Quentin14.jpg- Puis c’est reparti jusqu’à Beatty.
- Un autre trou où fleurit la crédulité S.F.
- Le type à la caravane qui LES guette. « Les aliens. Les complots. Les maçons ».
- Et puis il a un élan de bonheur nomade.
- Et pense à cela : le repos du nomade, l’envie de se poser.
- Et l’on en vient au vieux John. Qui joue à Farmville avec un Roumain !
- « Que je ne rêvais pas ! ».
- Mais non c’est très réel le virtuel !
- Et débarque un autre type, agacé. Et les deux types parlent au bar sans plus s’occuper du voyageur. Là encore très bien observé. La routine conne des habitués.
- Et le transport soudain. Les stances de café du commerce dans le désert.
- « J’ai lu un truc sur les astéroïdes ».
- Ou ça de géant que Quentin doit inventer : « Il paraît que le monde tiendrait dans la main s’il n’y avait pas de vide ». Chiche qu’il invente pas !
- Il y a là-dedans de l’humanité directe dont parle Elie Faure à propos de Céline.
- Tout plein d’étincelles tout le temps.
- Puis il cède à l’invite de Norbert.
- Et c’est reparti dans le désert populeux.
- Et Vegas alors. L’éblouissement et le bouchon conjugués. On voit ça !
- « Qu’on électrise la détresse ça la rend regardable ».
- Exactement ce qu’il fait en somme avec ses mots.
- Et voilà la « passementerie d’ordures en féerie ».
- Toujours célinien mais à bon escient.
- Et ces notes persos sur la religion du toc (p.113)
- Se raille de faire le sociologue mais c’est aussi bien sinon mieux que le Baudrillard de Cool mémoires. Moins mode, plus dans la pâte et les « configurations d’abattoir ».
- Et voilà le Bellagio. Le pompon doré. Les levées avec Norbert dans la chambre qui valse. Là encore très Import/Export. On écoute Autechre. Tout le boucan.
- Le vieux punk qui convulse sur la moquette…
- Toutes caries et dorures.
- Et de brandir sa poétique. Sa trique seule, ben voyons.
- Et tout qui tourneboule boosté.
- Et tout qui retombe bientôt après les confettis et le vomi.
- Tout ça ramassé en beauté !
- Lendemain de Festen.
- Epilogue – Le Banquet
- Or ce n’est pas fini.
- Car voici le retour à la case départ et le bilan « j’ai perdu ».
- Qu’il croit le jeune gars. Et c’est vrai que les regards pèsent à l’arrivée.
- Genre raconte, fais nous rêver et va ranger tes affaires pour demain…
- Après les grands ciels du bout du monde, le giron des familles. Et après ?
- Chanson connue. Sentiment de frustration. « On va passer à table ».
- Les tapisseries gagnent.
- Le conteur va relancer un peu l’ambiance, mais ça fait mal quand même.
- « On vous étouffe familièrement à bas morceaux de Code, à reliefs de morale, à hoquets de folklore ».
- Cela d’un très jeune écrivain que je ne vois pas proliférer en français d’aujourd’hui.
- Devant les grimaces se promet grave de ne plus jouer.
- Pas croire qu’on « poulope » ensemble. Pas croire !
- Et de pointer le terrible sourire. Tout ce que ça me rappelle ! Le terrible sourire suisse.
- On te veut du bien que c’est pour ton bien.
- Lui proteste qu’il est de plusieurs continents et pas d’Europe ou du recoin.
- Pas citoyen régulier.
- Va voir à la Havane ma salope !
- « Mince haras » au poulain !

08:59 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Un régal ce "Notebook", il a de la chance Quentin Mouron d'être lu ainsi ... :)

Faudrait que je me colle à ce genre de travail pour l'autre "(L')Enfant prodigue", deux mois de travail, au bas mot...

Écrit par : Michèle | 10/01/2012

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