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Au niveau du chien

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(Chroniques de la Maison bleue, II)

Dans quelle mesure votre animal de compagnie participe-t-il à vos tribulations psychiques ou physiques, et d’abord quel animal, et dans son espèce quel sujet particulier ?

Votre rat ou votre furet ont-ils le même ressenti que votre chat ou votre chien lorsque vous souffrez de mal d’amour ou de migraine atroce ?

Faute d’éléments comparatifs en ce qui concerne d’autres espèces animales que le chat et le chien, dont j’ai observé les réactions durant plusieurs décennies (étant «à chats» jusque passé la trentaine et «à chiens» depuis bientôt quarante ans), je me garderai de me prononcer sur les potentialités compassionnelles de la mangouste ou du cheval.

Pacha.JPGDonc le chat devant nos douleurs: peu ou pas de réaction à ma connaissance, mais je n’ai jamais saigné ni pleuré devant mes chats; en revanche j’ai compati aux larmes lorsque mon petit Noiraud m’est revenu gémissant après trois jours d’absence, les extrémités des quatre pattes sectionnées par une faucheuse dans le champ voisin. Et ses yeux exorbités d’incompréhension ! Et ma triste, triste tâche de le conduire à ceux qui le délivreraient de son martyre...

Quant au chien c’est autre chose, tout comme, sûrement la chimpanzée.

Moi qui ne regarde jamais la télé, j’aurai tout de même suivi d’un bout à l’autre, l’autre jour à l’hosto, ce reportage sur une soeur humaine vouée aux soins des chimpanzés, débarquant deux ans après la remise en liberté d’un petit groupe de cette espèce, quelque part au bord du fleuve Congo, ou de sa seule voix, sous la canopée, elle fit soudain choir ses protégés de hautes branches et lui sauter au cou de visible reconnaissance ! Après deux ans de séparation ! Merveille !

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Or revenant a casa après deux semaines de l’hôpital,il y a de ça quelques jours, j’aurai observé le même sursaut de mémoire affectueuse chez notre fox Snoopy qui non seulement a fait fête à mon retour mais n’a cessé depuis lors de me suivre partout et de veiller, immobile et aux aguets, quand je fermais une porte entre nous, de me surveiller sans discontinuer, prenant Lady L. à témoin au moindre soupir de ma part, et surtout cessant de quémander comme auparavant, ne me tournant plus autour au seul titre de sempiternel distributeur de biscuits mais prenant sur lui, attentif au point de me considérer enfin comme un possible meilleur ami du chien...

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Mais eussé-je pu en attendre autant de notre meilleur ami de l'homme précédant Snoopy, en la personne du scottish de haut lignage Iwan Of the Highlands, que nous aurons rebaptisé Filou ? Nullement. Car Filou, plus indépendant que Snoopy, plus fier aussi, un peu snob sur les bords, n'était pas du genre à s'attendrir ni à s'inquiéter de notre sort, ainsi que nous l'observâmes maintes fois à travers les années, jusque devant nos enfants malades. Mais qui lui jetterait la pierre ? Qui ne voit que cette attitude de chat, chez un chien, n'est en somme qu'un trait humain - trop humain ?

 

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