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01.11.2009
Pensées en chemin (6)
De l’abyme. – …Combien de temps le train s’est-il arrêté dans la nuit, et quels rêves dans le rêve l’ont-ils hanté tout ce temps comme suspendu, le train de nuit a-t-il quelque chose à nous dire, qu’il nous réveille parfois sur sa voie d’attente, ou n’est-ce qu’un rêve dans le rêve ?...
D’un autre monde. – Le veilleur sourit à l’idée que les dormeurs du train de nuit puissent se rencontrer sans se lever et se parler et fraterniser dans une autre dimension où la vie et le voyage se transformeraient en voyage vers la vie…
Du vertige. – Une autre angoisse les reprendra tout à l’heure quand le train repartira, et c’est que le tunnel n’ait plus cette fois de fin, ou que le train plonge soudain, tombe soudain, ne traverse plus leur sommeil mais en devienne la tombe…
(Domodossola, dans la nuit du 24 au 25 mai 2009)
Image : dessin de Richard Aeschlimann.
09:07 Publié dans Pensées en chemin | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : méditations poétiques





Commentaires
"Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté."
Baudelaire. L'Invitation au Voyage
Ecrit par : fred | 05.06.2009
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