UA-71569690-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le matin quand on est abeille

    images-3.jpeg
     
    Il faut repartir de tout près:
    il faudrait revenir
    au zéro du proche infini,
    c’est cela : il faudrait,
    et la faux tranche dans le vif
    du geste de beauté
    qui d’un premier matin délie
    enfin le décisif -
    il faut changer l’eau des lapins !
     
    L’éclat de rire à l’aube pure
    est le plus beau défi
    qu’au repli de tous les dénis
    l’heureux imbécile que je suis
    balance en insoumis ;
    telle la bille de mercure,
    le lapin n’en a cure,
    qui a jailli de la Nature…
     
    Nature, berce-nous follement
    et que l’eau ruisselant
    sur nos corps soudain ajeunis
    par la fraîcheur de son averse
    nous mette le cœur en perce;
    il faut falloir, il le faudrait,
    la faux signe le vrai,
    dira le beau, dira le blé -
    et l'abeille consigne...
     
    ("Le matin quand on est abeille, pas d'histoires, il faut aller butiner". Henri Michaux)