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        <title>Carnets de JLK - nabokov</title>
        <description>Riches Heures de lecture et d'écriture</description>
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                <title>La Russie reconnaissante</title>
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                <author>noreply@ (JLK)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 09 May 2007 12:40:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://carnetsdejlk.hautetfort.com/images/medium_Photo_002.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://carnetsdejlk.hautetfort.com/images/medium_Photo_002.jpg&quot; alt=&quot;medium_Photo_002.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Sur la tombe de Nabokov&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vladimir Nabokov est mort le 2 juillet 1977 à l’hôpital cantonal de Lausanne. Ses cendres reposent actuellement dans une grande tombe, avec celles de Véra Nabokov, au cimetière de Clarens, non loin de Montreux où l’écrivain passa les dernières années de sa vie.&lt;br /&gt; Ces derniers jours, à l’occasion de la venue d’une importante délégation d’auteurs russes au Salon international du Livre de Genève, certains d’entre eux ont fait le voyage de Clarens pour fleurir la tombe des Nabokov. Parmi eux se trouvait Mikhaïl Chichkine, auteur de &lt;em&gt;La suisse russe&lt;/em&gt;, passionnante chronique des relations entre les Russes et la Suisse. On y trouvera, notamment, un aperçu de l’immense considération posthume vouée à l’œuvre d’une des plus grands romanciers du XXe siècle, et quelques pages détaillant ses derniers mois, jusqu’à sa première défaite au Scrabble, face à sa sœur…&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Mikhaïl Chichkine. &lt;em&gt;La Suisse russe.&lt;/em&gt; Fayard, 2007.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo de la tombe de Véra et Vladimir Nabokov : Philippe Seelen&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Les Arlequins de Nabokov</title>
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                <author>noreply@ (JLK)</author>
                                                <category>Nabokov</category>
                                                <pubDate>Tue, 13 Jun 2006 22:20:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://carnetsdejlk.hautetfort.com/images/medium_nabokov2.2.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;En lisant &lt;em&gt;Détails d’un coucher de soleil&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce sont d’abord des images à foison. Des ambiances, des prises de vue au flash stylographique, des métaphores, des formules frappées comme des médailles.&lt;br /&gt; L’étoile bleue d’une étincelle de tramway, dans une rue de Berlin évoquant un décor de théâtre. Une jungle à myrtilles, au fond du parc d’un grand domaine russe, où des enfants ensoleillés vont se barbouiller de pulpe violette. Le désert silencieux d’un hôtel particulier de Saint-Pétersbourg, dont la lumière des lampes, terne et jaune en hiver, se reflète sur le linoléum enduit de colophane. Tout cela saisi avec son poids spécifique et sa rondeur très concrète, quand bien même la réalité serait transfigurée, chez Nabokov, par la double alchimie de la mémoire et du style.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et ces souvenirs soudain rassemblés, comme une limaille multicolore, d’un voyage de noces traversant pays et saisons. Ou ces tortues du zoo de Berlin, enfonçant leurs têtes plates et ridées dans un monceau de légumes mouillés pour mâcher « salement » leurs feuilles. Ou cette table mise, dans un appartement saturé de parfum de femme, pour un souper très intime. Ou cet autre domaine russe enseveli sous les monceaux de neige.&lt;br /&gt; Enfin tous ces moments dont la substance paraît tout à coup plus dense, où l’on voit mieux, comme sous une loupe, chaque détail de la tapisserie du monde ; et tous ces lieux, aussi, qu’un grand tremblement de passion ou qu’une tristesse de catastrophe incorporent à jamais à notre mémoire vive.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si telle rue de Berlin, à tel moment de flamboyant crépuscule, dans les &lt;em&gt;Détails d’un coucher de soleil&lt;/em&gt;, nous apparaît avec tant de relief, c’est que l’artiste a entreprise de raconter, dans un branle-bas d’images qui semble faire participer le monde entier à l’événement, la fin tragi-comique de Mark le blond, le « veinard en col dur », charmant vendeur de cravates dont la ferraille déambulatoire d’un tramway interrompt brutalement la course censée le jeter dans les bras de sa fiancée Klara, laquelle ne veut d’ailleurs plus entendre parler de lui – mais le pauvre pompon l’ignore.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Faits divers banalissime ? A n’en pas douter. Mais qui n’en devient pas moins, ici, le prétexte à restituer avec des moyens techniques typiquement « années vingt », qui rappellent à la fois le cinéma, la peinture futuriste et les formes narratives de Boulgakov, de Zamiatine ou de Pilniak, l’atmosphère de Berlin que le jeune exilé a bel et bien connue, mais alors transfigurée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vladimir Nabokov est de ces écrivains que rebutent le réalisme et l’aveu direct, mais dont les œuvres sont à la fois tissées de réminiscences autobiographiques. Ses romans, tels &lt;em&gt;Pnine&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Lolita&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Regarde les arlequins,&lt;/em&gt; l’illustrent aussi bien que ses quatre cycles de nouvelles, de &lt;em&gt;L’extermination des tyrans&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;Mademoiselle O&lt;/em&gt;, en passant par &lt;em&gt;Une beauté russe&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or, pour en revenir au dernier recueil paru, le petit Pierre d’ &lt;em&gt;Une mauvaise journée&lt;/em&gt;, ou les jeunes exilés russes dont nous suivons les tribulations poignantes dans &lt;em&gt;Le retour de Tchorb&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;La sonnette&lt;/em&gt;, sont-ils les doubles littéraires de Nabokov ? Peu importe à vrai dire !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Car ce qui compte, en l’occurrence, tient précisément à la transformation du plomb en or, au passage du gris à l’enluminure, ou du particulier à l’universel. Ce qui nous touche, dans le triste après-midi que passe le garçon d’ &lt;em&gt;Une mauvaise journée&lt;/em&gt; au milieu d’autres gosses qui le rejettent, c’est que Nabokov y capte l’essence de la détresse adolescente. Dans &lt;em&gt;Le retour de Tchorb&lt;/em&gt;, autant que le dénouement grinçant, voire scabreux, d’un drame épouvantable, c’est la prodigieuse remémoration à laquelle se livre le protagoniste des beaux jours partagés, après la mort de la femme aimée. Avec &lt;em&gt;La sonnette&lt;/em&gt;, comme dans &lt;em&gt;Retrouvailles,&lt;/em&gt; c’est la façon de dire, sans lamento d’aucune sorte, l’errance et la solitude de l’exilé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a chez Vladimir Nabokov, un magicien de la langue, dont les jeux d’esprit nous éblouissent, comme dans &lt;em&gt;La défense Loujine&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Feu pâle&lt;/em&gt;, d’autres de ses fameux romans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cependant, la lecture de ses nouvelles nous rappelle que l’écrivain est également un poète du sentiment, même si la pudeur voile chez lui toute effusion. Est-ce parce qu’on fait voler en éclats les clichés du toc sentimental ou de la mauvaise littérature qu’on est, pour autant, un cynique ou un cœur sec ? Tout au contraire, et la lecture de &lt;em&gt;Noël,&lt;/em&gt; ressaisissant ici le désespoir d’un père qui vient de perdre son fils, achèvera sans doute de convaincre le lecteur que l’habit d’arlequin dont aimait à se parer l’écrivain dissimulait, aussi, un homme de cœur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Vladimir Nabokov. &lt;em&gt;Détails d'une coucher de soleil.&lt;/em&gt; Editions Julliard, 1985. Traduit de l’anglais par Maurice et Yvonne Couturier et par Vladimir Sikorsky.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo de Horst Tappe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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